Hommage à Mansour Cama Mansour (El Hadj Ndary GUEYE Communicant Directeur d’Azur Média)

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Ce témoignage sur Mamadou Mansour Cama ne sera guère le plus fidèle parmi ceux d’entre nous en devoir de parler du disparu, mais il aura le mérite de vous faire partager un vécu, une tranche de vie à nos jours, depuis Bopp, notre quartier, la rue 7, notre rue, nos deux maisons séparées par deux concessions, la relation exceptionnelle d’amitié de nos deux mamans, des jumelles.

J’ai grandi auprès d’un homme, en qui je voyais une référence à plusieurs niveaux. Nous jeunes frères, contrairement à la jeunesse d’aujourd’hui, avions des modèles sur qui nous posions les yeux, surtout s’ils incarnaient des muses, des valeurs de bonne urbanité, de droiture, qu’ils inspiraient le respect absolu dans le voisinage, étant des personnages offerts à l’imitation surtout dans le domaine scolaire avec des résultats qui vous émulaient.

A cela s’ajoutait dans le décor, une relation fusionnelle entre nos deux mamans unies par une amitié au-delà des mots, qui faisait que nos deux familles portaient presque le même adn. Mansour m’avait apporté ce bonheur du grand frère aîné que je n’avais pas, en étant un guide, un éducateur, un précepteur qui m’aura tant appris jusqu’à l’amour du jazz qui était notre violon d’Ingres.

Nous pouvions nous éterniser à déguster les classiques, jusqu’aux sonorités actuelles du jazz fusion. Pour ceux qui l’ignoraient, il était un artiste caché, un mélomane éclectique qui vivait sa musique et la ressentait de toutes ses fibres. J’en avais fait un conseiller de premier plan que je consultais régulièrement quand une décision majeure s’imposait à moi ou en projet en gestation.

Et pour cela, ses réponses étaient en général, cette lumière qui vous balise le chemin, qui vous évite les écueils. Il était un homme de convictions, adossé à un patriotisme sans faille que l’on décelait sans délai chez lui, à chaque fois que l’intérêt du pays était en jeu. Quid de sa discrétion au service de pays sur de grands dossiers, au service des hommes sans en attendre le moindre retour ?

Il avait cette posture, ce sacerdoce de donner, d’être présent à chaque fois que de besoin. Il avait un rôle éminent à jouer pour le Sénégal et en avait pleine conscience. Mansour était un amour autour de lui, un jovial, un rayon de soleil qui avait vite fait de vous réchauffer le cœur quand vous étiez ensemble. Un digne fils du pays vient de rejoindre le royaume de Seigneur, en laissant derrière lui, un bilan éloquent, un héritage, des souvenirs impérissables, l’apanage des grands. Que la terre lui soit légère.

Adieu grand frère!El Hadj Ndary GUEYE Communicant Directeur d’Azur Média.

Diaraf DIOUF Senegal7

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