Le transport routier au Sénégal sera fortement perturbé dès lundi 30 mars 2026. La Fédération des syndicats des transports routiers a confirmé un arrêt de 72 heures, dénonçant un « manque de sérieux » des autorités et une absence de respect des procédures de négociation.
Le secrétaire général du syndicat, Fallou Samb, a expliqué que la dernière réunion avait été compromise par la présence d’un syndicaliste non signataire du préavis et par l’absence du ministre en charge. Selon lui, « la salle bondée ne permettait pas des discussions techniques sérieuses ». Malgré la politique de la chaise vide lors de cette rencontre, les revendications restent inchangées : que l’État reconnaisse officiellement la fédération créée le 16 février 2026 et dialogue uniquement avec ses véritables représentants.
Au cœur du mouvement, les grévistes réclament la stricte application des accords sur la réduction des points de contrôle routiers et dénoncent le « harcèlement » et la « corruption » auxquels ils sont confrontés sur les routes. Fallou Samb souligne que leurs revendications sont de nature légale et ne concernent pas des questions financières.
La fédération se dit néanmoins prête à discuter dans un cadre sérieux et technique, insistant sur le respect des règles de représentation syndicale. Pour les chauffeurs, cette grève est autant un moyen de protestation que de protection de leur sécurité et de leurs droits face aux forces de l’ordre.
AWA DIALLO/SENEGALDIRECT






