À Saly Niakh-Niakhal, un cambriolage commis au début du mois de janvier a rapidement basculé du fait divers à une affaire judiciaire emblématique des méthodes maladroites des délinquants multirécidivistes. Dans la nuit, C. Ndiaye, déjà connu des services de sécurité, s’est introduit dans une habitation qu’il avait manifestement repérée de longue date.
Profitant de l’obscurité, le cambrioleur est parvenu à emporter plusieurs objets de valeur, dont des téléphones portables, une tablette numérique, un disque dur et une somme d’argent jugée importante. Mais sa tentative de fuite a été compromise par une erreur lourde de conséquences. En escaladant le mur de la maison, il a laissé derrière lui des effets personnels, notamment son téléphone et une casquette.
Revenant sur les lieux pour tenter de récupérer ces objets, le suspect a réveillé la propriétaire des lieux, déclenchant l’alerte. Pris de panique, il a abandonné d’autres indices avant de disparaître. La Brigade de recherches de Saly, saisie de l’affaire, a rapidement exploité le téléphone retrouvé, mettant au jour des échanges laissant apparaître des projets criminels récurrents.
Devant le tribunal, C. Ndiaye a nié les faits, évoquant une agression et un complot visant à l’incriminer. Une ligne de défense fragilisée par des éléments matériels accablants, mais aussi par le témoignage de sa sœur, qui l’a décrit comme vivant exclusivement d’activités délictueuses.
La partie civile réclame 800 000 francs CFA à titre de réparation. Considérant le prévenu comme une menace pour la société, le ministère public a requis deux années d’emprisonnement ferme. Le verdict est attendu le 5 février.






