Le paiement effectif de l’indemnité de logement à près de 16 000 agents de l’Administration sénégalaise marque un tournant social majeur. Longtemps exclus de cet avantage, des fonctionnaires et agents non-fonctionnaires de l’État voient enfin leurs revendications aboutir, à la faveur d’un décret signé en décembre dernier sous l’impulsion du président de la République, Bassirou Diomaye Faye.
Dans un communiqué transmis à Seneweb, le Collectif interministériel des agents de l’Administration sénégalaise (CIAAS) a exprimé sa satisfaction et salué une décision qu’il qualifie de corrective et équitable. Selon le collectif, cette mesure met fin à une injustice structurelle qui affectait depuis des années une frange importante des agents publics.
Mais l’élément le plus marquant demeure l’annonce du rappel de l’indemnité. Contrairement à l’option initialement envisagée par le ministère de la Fonction publique, le chef de l’État a décidé que ce rappel s’appliquerait à compter de juin 2025, date à laquelle l’indemnité avait été inscrite dans la loi de finances rectificative. Une orientation perçue comme un geste politique fort en faveur de la justice sociale.
Cette décision a été rendue publique par le secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes du Sénégal (CSA), Elimane Diouf, à l’issue de son audience avec le président de la République, le 29 janvier 2026. Le CIAAS salue le rôle central joué par la CSA, estimant que son plaidoyer constant a permis de porter ce dossier au plus haut niveau de l’État.
Pour le collectif, cet acquis illustre la portée du dialogue social lorsqu’il est soutenu par une volonté politique affirmée. Il estime que cette mesure contribuera à renforcer la stabilité sociale au sein de l’Administration sénégalaise, tout en appelant à une exécution rapide et intégrale du rappel afin d’éviter tout nouveau motif de frustration chez les agents concernés.






