Affaire Bah Diakhaté, Amadou Ba expose l’opposition : « On les voyait venir de loin, mais.. »

Alors que le nouveau gouvernement sénégalais bénéficie d’une période de grâce saluée par la population, certains anciens responsables politiques tentent désespérément de se réinventer en politisant des scandales mineurs pour marquer leur retour sur la scène politique, estime Amadou Ba du parti Pastef dans un post paru sur sa page Facebook.

Conscients des enjeux judiciaires qui pèsent sur eux, Amadou Ba trouve que ces acteurs cherchent à détourner l’attention des réformes positives entreprises par les nouvelles autorités. Dans cette cacophonie, la mise en orbite d’anciens détracteurs du régime sortant se fait au détriment de véritables enjeux nationaux. Pourtant, l’opposition constructive devrait se concentrer sur les réformes économiques, sociales et juridiques nécessaires à la refondation du pays, plutôt que de s’embourber dans des querelles stériles, selon le reponsable politique au sein du parti Pastef.

Voici l’intégralité de la publication !

« La politisation des faits divers comme stratégie de résurrection de l’opposition. On les voyait venir de loin, mais on ne s’attendait pas à cette sinistre voie de l’utilisation du menu fretin médiatique pour leur retour en politique.

Cette semaine, il y a eu plusieurs coïncidences entre la publication des Rapports des Corps de contrôle, les scandales fonciers, les remobilisations de l’Apr et le retour du candidat Amadou Ba….une accélération de la recomposition pour ne pas disparaître. Les responsables politiques de l’ancien Régime sont conscients que des cataclysmes judiciaires risquent de les occuper durablement pour élucider leur gestion des deniers publics.

Par ailleurs, ils sont conscients que les premiers pas du nouveau Gouvernement ainsi que les premières mesures ont été salués par toute la population. Ils ont vu le climat de liberté, de paix et d’espérance dont les effluves embaument tout l’air du pays.

Ils constatent avec amertume la rapidité avec laquelle les nouvelles autorités ont habité les fonctions gouvernementales et l’habileté avec laquelle ils ont nommé leurs collaborateurs dont personne n’a remis en cause la compétence et la légitimité. Ils exècrent avec désespoir la célérité avec laquelle le Gouvernement commence à régler la question agricole avec le paiement des arriérés, la baisse du prix de l’alimentation du bétail et la nouvelle procédure de distribution des engrais.

Ils sont tétanisés par le gel des spoliations foncières dans les zones à forte plus-value spéculative qui sont leur butin de guerre et leur bas de laine financière pour entretenir leur clientèle électorale. Surtout, en perspective de la dissolution inéluctable de l’assemblée nationale et la perspective des élections législatives anticipées, beaucoup parmi les néo-opposants sont en quête d’immunité parlementaire pour espérer échapper aux fourches caudines de la justice suite à leur gestion désastreuse des deniers publics.

Voilà la raison essentielle de leur agitation actuelle en violation de leur engagement à respecter le délai de grâce des 100 jours accordé à tout Nouveau Gouvernement. C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre la mise en orbite des anciens insulteurs du Régime sortant qui ont subitement retrouvé une frénésie exceptionnelle dans la calomnie et la diffamation.

Ces Insulteurs publics sont donnés en offrande judiciaire pour anticiper et politiser leurs éventuelles convocations pour justifier leur gestion des deniers publics. Dans le cas du sieur Bah Diakhaté, il a réitéré ses accusations infamantes contre le Colonel Abdourahim Kébé tout en sachant que la plainte en diffamation que ce dernier lui a servi, sera appelée pour être retenue le 11 juin 2024 devant le TGI de Pikine-Guediawaye après plus de 12 mois de procédure.

Bah Diakhaté est conscient qu’il n’a plus ses souteneurs et sponsors au Gouvernement et qu’il lui faudra apporter des preuves irréfutables devant le tribunal pour soutenir ses accusations contre le Colonel Kébé. Il a cru anticiper toute condamnation en mêlant Ousmane Sonko à la procédure pour gagner le statut convoité de « détenu politique », alors même que son procès n’a aucun caractère politique.

Pastef s’est opposé hardiment au Régime de Macky Sall sans jamais baser son combat sur des infamies mensongères sur la vie privée des responsables politiques. Toute notre opposition a tourné autour de la gestion des deniers publics et la mal gouvernance.

Nous devons nous de Pastef, imposer médiatiquement les vraies thématiques autour des réformes économiques, sociales et juridiques qui sont vitales pour la refondation de notre pays et se détourner des sujets véniels sans intérêt que les anciens journalistes du Régime gonflent artificiellement pour parasiter l’action du gouvernement. «

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