L’affaire entourant la disparition de la tiktokeuse Khadija Sow s’enlise dans une phase d’incertitude judiciaire. Pour la troisième fois consécutive, le mari de la défunte, M. M. Seck, ainsi que ses deux parents, ont fait l’objet d’un retour de parquet, prolongeant leur maintien en garde à vue au commissariat de Guédiawaye.
Présentés à nouveau devant le procureur, les trois mis en cause n’ont toujours pas été fixés sur leur sort. Le ministère public a indiqué que les investigations se poursuivent, laissant planer le doute sur l’orientation finale de la procédure. Au cœur du dossier, une controverse juridique oppose les parties sur la qualification des faits. La défense dénonce une évolution jugée soudaine vers l’hypothèse d’un meurtre. Les avocats de M. M. Seck contestent cette orientation, affirmant qu’aucun élément tangible ne permettrait d’étayer des violences. Ils avancent plutôt la piste d’un problème de santé, évoquant une pathologie cardiaque susceptible d’expliquer le décès.
Concernant les parents du suspect, poursuivis pour non-assistance à personne en danger, leurs conseils réfutent également toute responsabilité. Ils soutiennent que la victime aurait été conduite vers une structure médicale, ce qui, selon eux, invalide toute accusation d’abstention. Dans l’attente d’éventuels développements, les trois personnes concernées devraient être de nouveau présentées au parquet. Une nouvelle étape qui pourrait être décisive dans ce dossier sensible, suivi de près par l’opinion publique, selon des informations rapportées par L’Observateur.
OUSMANE DIOP/SENEGALDIRECT






