Ce qui n’était au départ qu’une procédure classique pour vol et injures publiques s’est progressivement transformé en une affaire judiciaire plus complexe. Selon des informations relayées par la presse, le dossier impliquant l’actrice Bigué Diop, connue sous le pseudonyme Mame Dior, et sa proche Déguène Ndiaye, a connu un tournant après l’exploitation d’éléments numériques saisis par les enquêteurs.
Initialement déférées devant le parquet de Pikine-Guédiawaye, les deux femmes faisaient face à des accusations relevant du droit commun. Mais l’analyse de leurs téléphones portables aurait permis de découvrir des contenus considérés comme sensibles, modifiant sensiblement l’orientation de la procédure. Face à ces nouveaux éléments, le procureur de la République près le tribunal de Pikine-Guédiawaye, Saliou Dicko, a opté pour une approche prudente en ouvrant une information judiciaire contre X. Une décision qui traduit la volonté des autorités de mieux cerner les responsabilités éventuelles avant toute mise en cause formelle.
Cette stratégie judiciaire vise notamment à vérifier l’authenticité des contenus découverts, à en établir l’origine et à identifier d’éventuelles implications tierces. Dans ce type de dossier, où se mêlent éléments de vie privée et infractions pénales, la rigueur procédurale s’impose pour éviter toute fragilité juridique. L’implication d’une figure publique, révélée notamment par la série Bété Bété, confère à cette affaire une forte résonance médiatique. Entre évolution inattendue des faits et enjeux liés aux preuves numériques, le dossier continue de susciter l’attention. Les investigations se poursuivent, avec la possibilité de nouvelles auditions et d’éventuelles extensions de l’enquête, dans ce qui apparaît désormais comme une affaire aux contours encore incertains.
OUSMANE DIOP/SENEGALDIRECT






