Le dossier judiciaire opposant Ousmane Sonko à Mame Mbaye Niang connaît un nouveau tournant. Les avocats du chef du gouvernement ont officiellement engagé une procédure de révision devant la Cour suprême, invoquant l’apparition d’un élément inédit susceptible de rebattre les cartes.
Au cœur de leur démarche : un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF), présenté comme une pièce déterminante qui n’avait pas été versée au dossier lors du procès initial. Selon la défense, ce document pourrait remettre en cause les fondements ayant conduit à la condamnation pour diffamation prononcée en 2023.
Dans leur mémoire, les conseils de Sonko soutiennent que ce rapport, émanant d’une autorité administrative compétente, soulève des interrogations sur les faits à l’origine de la procédure judiciaire. Ils estiment qu’il pourrait instaurer un doute sérieux sur la culpabilité de leur client, condition essentielle pour justifier une révision selon les textes en vigueur. La stratégie juridique vise ainsi à obtenir l’annulation des décisions rendues en première instance et en appel, avec l’espoir d’un renvoi devant une nouvelle juridiction pour un réexamen complet du dossier.
Les avocats rejettent par ailleurs l’argument selon lequel la loi d’amnistie ferait obstacle à cette démarche. À leurs yeux, cette loi ne saurait limiter le droit à un recours en révision, notamment lorsque des intérêts civils restent en jeu. Désormais, la Cour suprême du Sénégal devra se prononcer sur la recevabilité de la requête, puis, le cas échéant, sur son bien-fondé. Une décision attendue qui pourrait rouvrir l’un des dossiers judiciaires les plus sensibles de la scène politique sénégalaise.
OUSMANE DIOP/SENEGALDIRECT






