L’affaire aux multiples ramifications qui secoue Keur Massar connaît un nouveau développement. Selon le quotidien L’Observateur, le journaliste de la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS), Pape Biram Bigué Ndiaye, interpellé récemment, a été déclaré séronégatif au VIH à l’issue d’un test réalisé dans le cadre de l’enquête.
Un élément médical aux implications judiciaires
Arrêté en marge de la conférence de presse du procureur de la République consacrée à la mort de l’étudiant Abdoulaye Bâ, le reporter a été soumis à un dépistage, certaines poursuites dans le dossier portant notamment sur la « transmission volontaire du VIH-Sida ».
D’après L’Observateur, le résultat est formel : il n’est pas porteur du virus. Ce constat médical pourrait constituer un élément favorable dans l’appréciation de sa situation par le juge d’instruction, au regard des charges les plus graves évoquées dans la procédure.
Le dossier englobe plusieurs qualifications pénales, dont des accusations d’« actes contre nature », de « transmission volontaire du VIH-Sida » et, plus récemment, de « blanchiment de capitaux ».
Deux nouvelles interpellations
Parallèlement, la Brigade de recherches de Keur Massar poursuit ses investigations. Toujours selon L’Observateur, deux nouvelles personnes ont été interpellées mercredi, l’une à Dakar, l’autre à Thiès.
Ces arrestations portent à 19 le nombre total de personnes interpellées dans ce dossier. Les trois derniers mis en cause, dont Pape Biram Bigué Ndiaye, pourraient être déférés devant le juge d’instruction du tribunal de Pikine-Guédiawaye.
Une instruction qui s’étend
L’information judiciaire ouverte dans cette affaire continue de s’élargir. L’introduction du chef de « blanchiment de capitaux » laisse supposer l’existence de flux financiers suspects que les enquêteurs cherchent à retracer.
Selon le journal, d’autres interpellations ne sont pas exclues. La Brigade de recherches poursuit ses investigations sur instruction du magistrat en charge du dossier.
Répercussions institutionnelles
Dans le prolongement de cette affaire, le gouvernement a examiné et adopté en Conseil des ministres un projet de loi visant à modifier et préciser la définition des « actes contre nature » dans le Code pénal, ouvrant la voie à un examen parlementaire.






