Une enquête judiciaire de grande ampleur vient d’éclater, impliquant plusieurs hommes issus de divers milieux professionnels, accusés d’entretenir des relations homosexuelles au sein de groupes privés sur les réseaux sociaux. L’affaire, qui a provoqué un véritable choc dans l’opinion publique, met en lumière l’existence d’un réseau organisé de rencontres entre hommes, dont certains seraient porteurs du VIH.
Parmi les personnes citées figurent Pape Salif Rall Thiam (21 ans, électricien), Ibrahima Camara (38 ans, commerçant), Adama Diallo (41 ans, tailleur), Mansour Bassirou Baldé (29 ans, agent administratif), Mamadou Gning (26 ans, étudiant), Sana Ba (23 ans, commerçant), Bachir Ka (21 ans, élève), Bécaye Faye (31 ans, commerçant), et Bécaye Ndiaye (30 ans, brancardier). S’ajoutent également Djibril Dramé (44 ans, artiste-chanteur), Doudou Lamine Dieng (39 ans, agent de banque) et Cheikh Ahmadou Tidiane Diallo, alias Pape Cheikh Diallo, animateur de télévision bien connu.
Un iPhone 11 saisi dans le cadre de l’enquête aurait permis aux gendarmes de découvrir plusieurs groupes WhatsApp et sites web dédiés à des échanges intimes entre hommes. Selon les enquêteurs, cette découverte aurait ouvert la voie à une série d’arrestations, alors qu’une délégation judiciaire s’apprête à être constituée pour approfondir les investigations.
Le jeune Pape Salif Rall Thiam, premier suspect interpellé, aurait avoué être porteur du VIH et avoir consciemment transmis le virus à plusieurs partenaires rencontrés via ces plateformes. Une douzaine d’hommes seraient ainsi concernés, dont huit testés positifs au VIH. Certains d’entre eux sont mariés, pères de famille, d’autres divorcés ou célibataires.
Dans ses révélations, Djibril Dramé évoque un « choc » vécu durant son enfance, avant de reconnaître avoir été en couple avec Mamadou Gning et d’avoir échangé avec Doudou Lamine Dieng, lui-même en relation avec Pape Cheikh Diallo. Ce dernier aurait été impliqué dans une précédente affaire en 2019, lorsqu’un jeune homme l’avait accusé de lui avoir transmis le VIH, avant de porter plainte pour violation d’un accord intime.
Cette affaire sulfureuse, qui mêle drames personnels, secrets inavoués et enjeux sanitaires, soulève de nombreuses questions sur la vie privée, la stigmatisation des homosexuels et la responsabilité individuelle face à la propagation du virus. Les autorités poursuivent actuellement leurs investigations, tandis que l’opinion publique reste suspendue aux suites judiciaires de ce dossier qui fait déjà grand bruit.

