L’affaire dite « Pape Cheikh Diallo » franchit un nouveau cap avec une intensification notable des opérations menées par la Brigade de recherches de Keur Massar. Depuis plusieurs semaines, les enquêteurs déroulent une procédure d’envergure, marquée par des interpellations en série et l’exploitation d’éléments techniques jugés déterminants.
Selon des sources concordantes, une nouvelle arrestation a été enregistrée, portant à près d’une cinquantaine le nombre de personnes impliquées dans ce dossier ouvert en février 2026. Une évolution qui confirme la dimension tentaculaire de cette enquête, désormais considérée comme l’une des plus sensibles du moment.
Parmi les derniers suspects interpellés figure Ousmane Kadior Cissé, animateur à 7TV. Son arrestation, intervenue dans les locaux mêmes de la chaîne, illustre la portée des investigations, qui s’étendent désormais à des profils variés. D’après les éléments disponibles, son implication présumée découlerait de recoupements effectués à partir de données numériques saisies lors des perquisitions. Les enquêteurs s’appuient en effet sur un important volume de supports digitaux pour établir les connexions entre les différents suspects. Au centre de ce dispositif, certains profils sont présentés comme des pivots du réseau, à l’image d’Ibrahima Magib Seck, dont le rôle présumé continue d’être approfondi. Lors de son audition, Ousmane Kadior Cissé aurait contesté les faits. Toutefois, les gendarmes estiment disposer d’indices techniques suffisamment solides pour justifier la poursuite des investigations.
L’affaire se caractérise également par la diversité des profils impliqués. Parmi les personnes déjà inculpées figurent des individus issus de milieux variés, certains étant associés à un groupe informel décrit comme structuré autour de relations dissimulées. Les surnoms récurrents relevés dans le dossier témoignent d’une organisation interne que les enquêteurs tentent de décrypter. Par ailleurs, les saisies opérées lors des différentes perquisitions ont permis de récupérer des équipements numériques dont l’analyse se poursuit. Ces éléments pourraient s’avérer décisifs pour établir les responsabilités et préciser l’étendue réelle des faits. Une procédure parallèle aurait également été enclenchée après l’interpellation d’autres individus dans des circonstances suspectes. Si un lien avec le dossier principal n’est pas encore formellement établi, les autorités n’excluent pas des ramifications supplémentaires.






