La médiatisation de certains éléments de l’enquête liée à l’affaire dite Pape Cheikh Diallo semble produire des effets collatéraux préoccupants au sein de l’administration pénitentiaire. À la prison de Rebeuss, des tensions auraient émergé autour de la cohabitation entre détenus, selon des alertes relayées par le lanceur d’alerte Idrissa Fall Cissé.
Dans une publication récente, ce dernier indique que certains détenus refuseraient désormais de partager leurs cellules avec des personnes impliquées dans cette affaire, en raison des informations largement diffusées dans l’opinion publique. Une situation qui, selon lui, expose des détenus à des risques accrus et pose un véritable défi en matière de gestion carcérale.
« Il faut que le ministère de la Justice trouve rapidement des solutions adaptées, notamment en aménageant des espaces spécifiques pour certains profils de détenus », plaide Idrissa Fall Cissé. Il estime que l’ampleur médiatique de l’affaire et la sensibilité des accusations ont contribué à renforcer les crispations au sein de l’établissement pénitentiaire.
Le lanceur d’alerte souligne également le durcissement des procédures internes observé à Rebeuss, évoquant une vigilance accrue des agents pénitentiaires lors des formalités d’accueil, afin d’éviter tout incident. Une situation qu’il juge prévisible au regard du contexte social et émotionnel entourant cette affaire.
LA REDACTION/SENEGALDIRECT






