L’ancien ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang, est de nouveau monté au créneau dans une affaire qui continue d’alimenter la controverse politique et judiciaire au Sénégal. Dans un entretien accordé au quotidien L’Observateur, il affirme que le rapport de l’Inspection générale des finances (IGF), au cœur du différend avec Ousmane Sonko et ses proches, a bel et bien été approuvé par le ministre des Finances de l’époque, Cheikh Diba.
Cette déclaration relance un dossier déjà lourdement chargé, malgré la condamnation définitive du leader de Pastef. Selon Mame Mbaye Niang, certaines accusations portées contre lui reposeraient sur des contrevérités délibérément entretenues dans le débat public. « Les avocats d’Ousmane Sonko avaient soutenu que j’avais signé un ordre de service antérieur au contrat. C’est archi faux », a-t-il martelé, rejetant catégoriquement toute irrégularité administrative.
Au-delà de la question technique du rapport de l’IGF, l’ancien ministre dénonce ce qu’il considère comme une stratégie de discrédit personnel. Il évoque des tentatives de pression, d’humiliation et de stigmatisation politique. « Ils ont essayé de me brimer, de m’opprimer, de me traîner dans la boue », a-t-il déclaré, se présentant comme la cible d’une campagne orchestrée.
Sur le plan politique, ces nouvelles révélations interviennent dans un contexte où la gouvernance passée, les responsabilités ministérielles et l’usage des rapports administratifs demeurent des sujets sensibles.
Senegaldirect/la redaction