Une affiche publicitaire faisant la promotion de pr3servatifs aromatisés provoque une vive controverse dans la capitale sénégalaise. Visible en plein centre-ville de Dakar, cette campagne a rapidement suscité des réactions contrastées, relançant le débat sur les limites du marketing, l’éducation s3xuelle et les normes morales dans l’espace public.
Installée à proximité immédiate d’un établissement scolaire, l’affiche représente deux adolescents allongés côte à côte dans une posture jugée suggestive, mettant en avant les caractéristiques du produit. Une mise en scène qui n’a pas manqué d’interpeller passants et riverains, notamment en raison de son accessibilité à un public jeune.
Pour de nombreux parents, leaders religieux et milieux conservateurs, ce visuel constitue une provocation et franchit un seuil jugé inacceptable. Ils estiment que la publicité banalise la s3xualité chez les mineurs et porte atteinte aux valeurs culturelles et religieuses largement partagées au Sénégal, en particulier dans un environnement scolaire.
À l’opposé, des professionnels de santé et acteurs de la société civile défendent la nécessité de renforcer la sensibilisation des jeunes à la prévention des infections s3xuellement transmissibles et des grossesses précoces. Dans un contexte où l’éducation s3xuelle reste un sujet sensible, ils plaident pour une communication plus ouverte, estimant que le silence constitue un risque sanitaire majeur.
Cette polémique remet également sur la table la question de la régulation de la publicité au Sénégal. Si le cadre juridique encadre les messages commerciaux afin de protéger les consommateurs, l’affichage de contenus à connotation s3xuelle près des écoles demeure une zone d’interprétation délicate, entre liberté d’expression commerciale et responsabilité sociale.
Senegaldirect/la redaction






