Le climat social tendu dans le secteur des transports urbains a franchi un nouveau cap avec une série d’attaques ciblées contre des bus. Entre lundi et mardi, une cinquantaine de véhicules ont été vandalisés par des individus non identifiés, opérant à moto et privilégiant des interventions nocturnes dans les zones de terminus.
Face à cette vague de destructions, Association de Financement des Transports Urbains a décidé de porter l’affaire devant la justice. Par la voix de son représentant, M. Ndoye, l’organisation a annoncé le dépôt d’une plainte contre X, tout en engageant un huissier afin d’évaluer précisément l’ampleur des dégâts matériels, dont le montant reste encore inconnu. Ces actes surviennent dans un contexte de crispation marqué par un mouvement de grève dans le secteur des transports. Contrairement à d’autres acteurs, l’AFTU ainsi que le syndicaliste Gora Khouma ont choisi de ne pas suivre le mot d’ordre lancé par la Fédération des syndicats du transport routier, un appel largement respecté dans le transport interurbain.
Pour les responsables de Association de Financement des Transports Urbains, la simultanéité entre le refus de rejoindre la grève et la survenue des attaques soulève des interrogations. Ils n’excluent pas l’hypothèse d’actes de représailles visant à sanctionner le maintien du service urbain, dans un climat déjà fragilisé par les tensions sociales. Alors que les autorités sont attendues sur la sécurisation des réseaux de transport, cette situation met en lumière les risques croissants auxquels sont exposés les opérateurs urbains en période de conflit social.
BIRAMA GAYE /SENEGALDIRECT






