La soirée de Madiambal Diagne à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) a pris une tournure inattendue. Alors qu’il devait s’envoler pour Paris à bord d’un vol Air Sénégal, le patron du groupe Avenir Communication a été stoppé net par les agents de la Police de l’Air et des Frontières (PAF), qui lui ont interdit d’embarquer et lui ont ordonné de regagner le sol sénégalais.
Selon des informations publiées par Libération, cet incident n’est pas un simple contretemps, mais le résultat d’une décision judiciaire. À la demande du parquet financier, une information a été ouverte et confiée au juge du troisième cabinet financier. Ce dernier a émis une opposition formelle, empêchant tout départ du territoire national pour Madiambal Diagne.
À l’origine de cette mesure, un rapport explosif de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif). Ce document, jugé sensible, mettrait en lumière des mouvements financiers suspects impliquant le journaliste ainsi que les responsables d’une société dont le nom n’a pas encore été révélé. Si les montants précis restent confidentiels, la nature des flux décrits par la Centif a suffi à déclencher une enquête approfondie.
Interpellé après son passage obligé au commissariat spécial de l’aéroport, Madiambal Diagne a opté pour la réserve. Joint par téléphone, il a déclaré à Libération : « Je n’ai aucun commentaire à faire », refusant ainsi d’apporter plus de détails sur cette affaire qui alimente déjà les spéculations.