Alioune Sarr, Ministre Du Tourisme Et Des Transports Aériens : “nous Avons Le Devoir Historique De Préserver La Stabilité Institutionnelle Et Politique De Notre Pays”

Alioune Sarr, Ministre du Tourisme et des Transports aériens : “Nous avons le devoir historique de préserver la stabilité institutionnelle et politique de notre pays”
Le ministre Alioune Sarr renvoie l’image d’un homme serein qui déroute par une tranquillité dans l’approche des problèmes dans tous les départements ministériels dont il a eu la charge. C’est cette sérénité qu’il continue à afficher depuis avril 2019 lorsque le président Macky Sall lui a confié le ministère du Tourisme et des Transports aériens. Cette sérénité fut à la base de la réussite par le Sénégal d’une sortie de turbulences secouant le tourisme, l’hôtellerie et les transports aériens durement frappés par la covid-19. Alioune Sarr a su mettre en bonne musique toutes les stratégies de sauvetage de ces mamelles de notre économie mises en place par le président Macky Sall. « Notre mobilisation et notre engagement autour de son Excellence le Président Macky Sall … ne faiblira pas car nous portons avec lui un projet de transformation économique et sociale de notre pays qui dépasse nos personnes » dira le ministre Alioune Sarr.  « Ce projet englobe et dépasse 2024, pour parachever les fondations d’un Sénégal de 2035…. Seules les forces de progrès de tout bord peuvent être garantes de ce vaste projet politique, pour le bien-être du peuple sénégalais épris de paix durable et de justice.  …Les questions en jeu transcendent les cadres partisans et interpellent chacun d’entre nous, le politique, l’acteur économique, l’intellectuel, tous autant que nous sommes » ajoute-t-il. Parlant de son mentor Moustapha Niasse, il dit que simplement que cet homme exceptionnel doit être célébré et fêté pour tout ce qu’il a fait pour le Sénégal. Entretien

Monsieur le Ministre, vous êtes à la tête d’un département avec deux secteurs qui ont été fortement affectés par la crise de la covid 19, comment s’est organisé l’accompagnement du gouvernement aux acteurs ?  

Le tourisme et les transports aériens ont été certainement les secteurs les plus durement éprouvés par la crise de la COVID-19. Prenant la pleine mesure de la situation, le gouvernement a réagi rapidement pour apporter une réponse appropriée. C’est ainsi que ces deux secteurs ont bénéficié de mesures spécifiques dans le cadre du Programme de Résilience Économique et Social (PRES) mis en place le 03 avril 2020 par Son Excellence Monsieur Macky Sall, Président de la République.

Ainsi, sous le leadership éclairé de son Excellence le Président Macky Sall, le gouvernement s’est mobilisé de manière directe et indirecte pour accompagner les différents acteurs, patronat et travailleurs, afin d’atténuer le choc et créer les conditions d’une résilience soutenue de notre structure économique.

De manière spécifique, pour le secteur touristique, d’abord, il faut noter que sur toute la chaîne de valeur et sur l’ensemble du territoire, les entreprises ont bénéficié de mesures incitatives pour maintenir les emplois, soutenir leur trésorerie et accélérer le redressement de leurs activités. Outre les mesures fiscales d’ordre général, (la remise partielle de la dette fiscale due par les entreprises pour un montant global de 200 milliards FCFA, les remises et suspensions d’impôts aux entreprises qui maintiennent leurs travailleurs en activité ou qui payaient plus de 70% du salaire des employés mis en chômage technique), l’Etat du Sénégal à travers le mécanisme du Crédit Hôtelier et Touristique, a soutenu à hauteur de 15 milliards de FCFA, plus de 2000 entreprises, établies sur toute l’étendue du territoire national et intervenant sur toute la chaîne de valeur (hôtels et autres établissements d’hébergement, agences de voyage, restaurants, voyagistes privés du Hadj, guides touristiques, artisans). S’y ajoutent 12 milliards FCFA affectés au paiement des hôtels réquisitionnés dans le cadre de la stratégie médicale de riposte contre le covid. Un tel appui, inédit, dans l’histoire du Sénégal a aidé les entreprises à faire face à cette crise et à adapter leur offre pour pouvoir répondre aux spécificités d’un marché post –COVID19.

Il y a eu également le différé de paiement des impôts et taxes, la mise en place, en partenariat avec le secteur bancaire, d’un mécanisme de financement des entreprises affectées par la crise du COVID-19 afin de leur permettre d’accéder aux ressources nécessaires leur permettant de faire face aux besoins urgents,  le report de paiement de la TVA pour les entreprises du secteur touristiques et de celui des transports mais aussi la suspension des impôts et taxes pour les entreprises du secteur du tourisme jusqu’en fin 2021. 

Dans le secteur des transports aériens, un mécanisme de soutien aux entreprises privées dénommé Crédit du Transport aérien (CTA) a été créé. Doté, dans la première phase, celle de la résilience, d’une ligne de financement de 5 milliards de FCFA, il a permis de soutenir 35 entreprises. 

Ces financements, une première dans l’histoire du Sénégal, accordés dans des délais très rapides et à des conditions très avantageuses, ont aidé à sauvegarder l’outil de production de l’industrie des transports aériens et par la même occasion, préserver la totalité des emplois existants. Reçus sous forme de Besoins en Fonds de Roulement (BFR), ils ont permis aux entreprises de payer leurs salariés et de prendre en charge des dépenses fixes comme la consommation d’eau, d’électricité, de téléphone, de location ainsi que certains frais indispensables à leur survie.  

Également, près de 5 milliards ont été versés aux structures du portefeuille de l’Etat chargés de la supervision de la sécurité, de la mise en œuvre de la sûreté, de la gestion et de l’exploitation des aéroports régionaux, pour leur permettre de garder leur personnel hautement qualifié, qu’elles risquaient de perdre, en même temps que leur crédibilité et leur notoriété, le secteur dans lequel ils évoluent étant strictement normé.  

 De même, la Compagnie Nationale Air Sénégal a reçu un financement de 45 milliards dans le cadre du développement de son hub pour lui permettre d’atténuer les effets de la crise.

“Au total,  dans la phase de résilience, le secteur du Tourisme et des Transports Aériens a bénéficié d’une enveloppe de 82 milliards de FCFA”

L’efficacité dont a fait montre le CTA dans la prise en charge rapide des besoins des acteurs du secteur privé, a encouragé le gouvernement à en faire un instrument principal dans la relance des activités du transport aérien pour le financement des besoins en investissements des entreprises.

C’est ainsi que, sur un engagement de vingt-cinq (25) milliards, vingt-six (26) entreprises viennent récemment de bénéficier, dans une première phase, de financements à hauteur de six milliards cinq cent millions (6 500 000 000).

Au total,  dans la phase de résilience, le secteur du Tourisme et des Transports Aériens a bénéficié d’une enveloppe de 82 milliards de FCFA destinée au financement direct des entreprises impactées du secteur dont la répartition est la suivante : 45 milliards de FCFA affectés au Hub d’Air Sénégal dans l’opérationnalisation de son plan de développement ; 15 milliards de FCFA alloués au Crédit Hôtelier et Touristique pour soutenir toutes les entreprises de la chaîne de valeur touristique et hôtelière ;12 milliards de FCFA affectés au paiement des hôtels réquisitionnés et 05 milliards de FCFA pour soutenir et accompagner les entreprises et agences du portefeuille de l’Etat évoluant dans les secteur du tourisme et des transports aériens.

Cet effort, consenti par le Gouvernement du Sénégal ,montre toute l’attention que le Chef de l’Etat accorde au secteur privé national qui doit être le premier pourvoyeur d’emplois.   

“AIBD a atteint plus de 95% de son niveau d’avant crise”

Ces mesures, saluées officiellement par l’association des Transporteurs aériens (IATA) ont permis de sauver, dans le secteur des Transports aériens plus de 6.000 emplois et d’entamer la reprise dans les meilleures conditions.

D’ailleurs, alors que l’IATA, dans un communiqué en date du 1er mars 2022 ne prévoit la reprise du trafic qu’en 2024, l’AIBD a déjà atteint plus de 95% de son niveau de trafic de 2019 et retrouvera, voire dépassera son niveau d’avant la pandémie d’ici la fin de l’année.

Aujourd’hui on parle de relance des deux secteurs, peut-on savoir quels sont les projets phares de votre ministère pour une relance effective du secteur touristique après 2 ans de crise mondiale ?   

Nous portons la relance des activités à travers diverses initiatives de promotion de la destination Sénégal dans les principaux marchés émetteurs internationaux de touristes et la mobilisation des investissements ainsi que la mise en œuvre des projets phares de la stratégies hub aérien et touristique.

Ce qui explique notre forte présence à l’exposition Universelle Dubaï 2020, la participation du département au salon Top Resa de Paris du 05 au 08 octobre dernier, faisant de notre pays le seul en Afrique au sud du Sahara à avoir pris part à ce grand rendez-vous du tourisme international. Et nous y revenons avec des résultats probants avec la signature de contrats entre des groupes hôteliers nationaux et des tours opérateurs internationaux. L’organisation des journées de promotion du tourisme et des transports aériens en France dans la période du 22 au 26 novembre 2021 entre toujours dans cette dynamique de positionnement de notre pays.

Toutes ces initiatives sont structurées autour de l’augmentation de la notoriété de la Destination Sénégal, notre positionnement sur les marchés, la présentation de la diversité de l’offre du Sénégal, l’accroissement de nos parts de marché, le développement de la vente des produits touristiques, la fidélisation des habitués de la destination Sénégal.

Il s’agit également de reconquérir les clients happés par la concurrence et d’attirer de nouveaux visiteurs, de booster les investissements dans les secteurs du tourisme et des transports aériens.  

Toutes ces initiatives sont encadrées par un dispositif d’accompagnement des entreprises à travers le Crédit Hôtelier et Touristique et le Crédit des Transports aériens dotée de 75 milliards FCFA pour le financement des besoins en investissements des entreprises.

Fondamentalement nos actions sont structurées autour de l’objectif   de valoriser notre potentiel  et d’attirer les investisseurs sur les projets phares de la nouvelle stratégie Hub aérien et touristique que nous portons avec notamment le développement de Nouvelles zones touristiques intégrée telles que Mbodiène, Pointe Sarène, Kafountine, Abéné avec notamment l’inauguration récente de l’Hôtel RUI Baobab de Pointe Sarène avec une capacité à terme de plus de 1000 chambres , les investissements d’une part pour le financement des infrastructures aéroportuaires qui vont contribuer à proposer une offre de service aux standards internationaux, dans les aéroports du Sénégal,  d’autre part  le parachèvement du Hub aérien avec la construction d’un Centre de Maintenance des avions (MRO) prévue le 16 juillet prochain, d’une Académie des métiers de l’aviation et d’une Aérocity qui vont booster les recettes extra-aéronautiques de l’AIBD et avoir un effet positif sur l’économie du pays.  

“Les travaux du Centre de maintenance des avions lancés le 16 juillet prochain”

 M le Ministre à votre arrivée au MTTA vous avez engagé la mise en œuvre du programme de reconstruction des aéroports régionaux du Sénégal, où en êtes-vous exactement ?   

En effet, composante du Projet de relance du Hub Aérien Sous régional, un des piliers du Plan Sénégal Emergent, référentiel des politiques de développement du Sénégal défini par son Excellence le Président de la République Macky SALL, le Programme de Reconstruction des aéroports du Sénégal (PRAS) a été conçu afin de mettre les aéroports régionaux aux normes de l’Organisation internationale de l’aviation civile (OACI), d’assurer le maillage du pays en infrastructures aéroports de niveau afin de favoriser l’exploitation optimale des potentialités économiques de chaque région.

La mise en œuvre du Programme de Reconstruction des Aéroports du Sénégal (PRAS) qui concerne la reconstruction et la mise aux normes treize (13) aéroports, connait des avancées significatives. Pour rappel, cet ambitieux programme qui constitue une des trois composantes du projet phare de relance du hub aérien régional, comprend deux volets :

 Le volet 1 (PRAS1) portant sur la reconstruction des aéroports de Saint-Louis, Ourossogui-Matam, Ziguinchor, Tambacounda et Kédougou a été confié à l’entreprise tchèque Transcon Electronic Systems par l’Etat du Sénégal, à travers un contrat de conception et de construction clé en main desdits aéroports pour un coût global de 150 901 814,09 € soit environ 100 milliards de FCFA. En termes de mise œuvre, le niveau d’exécution des travaux de la phase 1 de ce volet qui concerne la reconstruction des aéroports de Saint-Louis et de Ourossogui/Matam est très avancé avec un taux de réalisation de 97% pour Saint-Louis et 80% pour Ourossogui/Matam. Pour la phase 2 (aéroports de Tamba, Kédougou et Ziguinchor) nous avons entamé le processus de réalisation des études préliminaires notamment celles relatives à l’impact environnemental et social. Parallèlement, le Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération a été saisi pour le démarrage des négociations devant aboutir à la signature de la convention de financement. 

Le volet 2 (PRAS 2) porte sur la mise aux normes des aéroports de Podor, Linguère, Kaolack, Simenti, Bakel, Kolda, Sédhiou et Cap Skirring. Toutes les études sont bouclées et les travaux ont déjà commencé. Pour relancer le secteur du tourisme en Casamance, l’aéroport de Cap Skirring a été remis aux normes avec la rénovation notamment de la piste, de l’aérogare, etc. et a pu être rouvert au mois de décembre 2021 pour les activités de la saison touristique. Les travaux de l’aéroport de Kolda seront lancés dans la semaine par son Excellence le Président de la République Macky Sall. A cela s’ajoute le projet de l’héliport de Toubacouta dont les études d’impact environnemental et social sont en cours de finalisation.

“Nous assistons à ce qui relève plus de la surenchère politico-médiatique qu’à des récriminations réelles et fondées sur notre système électoral”

Vous êtes également un responsable politique de premier rang dans BBY et l’AFP. Quel commentaire faites-vous sur le débat en cours sur la validation de certaines listes pour les législatives du 31 juillet ?

La participation ou la gestion d’un processus électoral suggère beaucoup de tenue et de retenue. Tout compte fait, nous assistons à ce qui relève plus de la surenchère politico-médiatique qu’à des récriminations réelles et fondées sur notre système électoral. Nous avons un système électoral éprouvé, à la base de deux alternances démocratiques. En plus, les différents acteurs de la vie démocratique : administration, pouvoir, opposition et société civile sont présents sur toute la chaîne, de l’enrôlement de l’électeur à la proclamation des résultats. Sous ce rapport, les conditions de transparence et d’objectivité dans la gestion du processus électoral sont garanties. Il faut savoir raison garder. L’engagement politique doit s’adosser sur des valeurs avec comme objectif ultime la transformation qualitative de la société. C’est ce qui est attendu de nous. C’est ce qui est attendu des acteurs politiques de tout bord. 

Notre processus électoral, composante majeure de notre système démocratique en constante évolution, se caractérise depuis 1993, par des phases de concertation qui ont abouti à des consensus forts, qui ont permis des scrutins apaisés avec deux alternances démocratiques et pacifiques.

En conclusion, nous partageons et soutenons, mes camarades et moi, la liste soumise par le Pdt Macky Sall. Nous sommes solidaires à sa position en qualité de Responsable de BBY.

“Je suis candidat partout où il y a une liste BBY”

 Êtes-vous investi dans les listes de la coalition BBY ?

D’abord, je tenais à dire que je suis candidat partout où il y a une liste BBY aussi bien pour le scrutin majoritaire dans les différentes circonscriptions électorales que pour le scrutin proportionnel. En plus, le Président Macky Sall m’a fait confiance en me déléguant des tâches de commissaire dans la région de Fatick après les élections locales et en perspectives d’une bonne organisation des élections à venir. Cela indique qu’au-delà de la candidature, ma fonction est plus holistique et en soutien au Pdt Macky Sall dans des moments importants de la vie politique du pays.  C’est dans cet état d’esprit que je prépare les législatives du 31 Juillet. Etat d’esprit dans lequel j’appelle également tous les responsables, militants et sympathisants de BBY et de la majorité présidentielle autour du Président Macky Sall, pour une victoire éclatante et sans conteste de nos listes. Que chacun d’entre nous s’engage dans cette élection comme s’il était candidat lui-même, partout. Car nous avons le devoir historique de préserver la stabilité institutionnelle et politique de notre pays à la hauteur des enjeux et défis de notre époque et du contexte sous régional, africain et mondial.

Mais également le devoir pour nous tous de consolider les avancées multiformes et multisectorielles du Sénégal au plan politique, économique et social sous le leadership de son excellence le Président Macky Sall.

Ces dynamiques positives du Sénégal sous la conduite du Président Macky Sall et de ses équipes s’illustrent notamment à travers les projections de croissance économique de notre pays pour 2022, en dépit des conséquences multiformes de la crise de la Covid et de la guerre en Ukraine sur toutes les économies du monde. En effet,au moment où la moyenne de la courbe de la croissance se situe à 3,8% en Afrique subsaharienne, elle est à 5,5% au Sénégal.

Donc, le choix d’une majorité pour BBY dans ces élections est un gage de consolidation de nos acquis mais aussi de poursuite de l’excellent travail engagé au bénéfice de nos compatriotes. 


Justement, quelle lecture faites-vous de la situation socio-économique du pays ?

Nous vivons un contexte socio-économique mondial difficile avec la crise de la covid 19 et la guerre en Ukraine. Partout dans le monde, en Europe, en Afrique, nous observons une flambée des produits de consommation avec des risques de pénurie dans certaines zones.

Le Sénégal est sorti de la Covid en restant debout, je veux dire sans pénurie, sans troubles sociaux et avec un système sanitaire qui a fait face au point d’avoir une reconnaissance internationale de l’OMS. C’est le lieu de féliciter le chef de l’Etat qui a conduit de manière inclusive et volontariste la stratégie qui a abouti à ces résultats. 

Mais il faut le reconnaître, la guerre en Ukraine, par ses effets collatéraux, risque de remettre en cause tous les efforts entrepris par notre pays au point d’espérer des taux de croissance positifs.

“Nous soutenons les positions courageuses du Président Macky Sall sur la scène mondiale et africaine”

La structure de nos échanges avec l’extérieur fait que si cette crise perdure les conséquences seront très négatives pour nos pays qui dépendent de l’UE qui elle-même dépend de la Russie et de l’Ukraine pour ce qui concerne le Gaz, mais également par ricochet influe sur notre approvisionnement en blé, en engrais et autres intrants agricoles.

C’est le lieu de saluer l’initiative de l’Union Africaine, conduite par son président en exercice Son Excellence Macky Sall, pour sa médiation en Russie d’abord pour anticiper sur les conséquences économiques qui commencent déjà à se faire sentir au niveau mondial, avec la flambée des prix des produits agricoles, miniers et surtout les produits pétroliers et gaziers.

Ensuite pour positionner la diplomatie de l’Union africaine sur les grandes questions liées à la paix et à la sécurité, mais aussi faire entendre la voix du continent sur le débat actuel sur les investissements dans le secteur du pétrole et du Gaz, à côté des grandes nations.  

Nous soutenons évidemment les positions courageuses du Pdt M Sall à propos :

– de la poursuite d’utilisation des énergies fossiles notamment le gaz comme énergie de transition pour nos pays ;

– le versement des Droits de Tirage Spéciaux (DTS) comme instrument de réduction des chocs économiques et financiers pour les pays pauvres dans les économies post Covid 19 ;

– la revue par les Agences de Notation sur les marchés financiers des critères inadaptés de notation à l’encontre de la relance post Covid-19 ;

– l’annulation de la dette publique extérieure aux fins de renforcement des politiques sociales et de soutien aux PME.

Le Sénégal a pris l’exacte mesure de ces 2 crises successives par un ensemble de mécanismes qui lui ont permis de juguler les tendances à la hausse des prix du carburant et autres denrées de consommation courantes comme le pain.

C’est le lieu de féliciter le gouvernement pour les mesures hardies prises pour gérer les tensions au niveau du front social, que ce soit au niveau de l’éducation avec les enseignants mais aussi au niveau de la santé.

A l’AFP, le départ de Moustapha Niasse se précise si on se fie à certaines indiscrétions, quelles sont les perspectives qui se dessinent ?

L’AFP est un patrimoine national eu égard à son apport dans la construction d’une société de progrès, de démocratie au Sénégal sous le leadership de l’infatigable Président Moustapha Niasse, qui est à sa dixième année à la tête de l’Assemblée Nationale, une longévité historique qui le positionne à la deuxième place après le Président Amadou Cissé DIA qui a dirigé l’institution de 1968 à 1983.

Je voudrais remercier le Président Niasse et lui exprimer toute ma gratitude. Ce vaillant patriote qui nous a toujours inspirés et continue encore à nous inspirer. Le Sénégal, les militants de l’idéal démocratique et du progrès de tout bord lui doivent reconnaissance. Aujourd’hui encore plus que jamais, nous avons besoin de sa clairvoyance, son patriotisme et son engagement au service du Sénégal et des sénégalais.

“Moustapha Niasse a une pensée politique toujours fertile et généreuse, dont la jeune génération a besoin dans ce contexte de repères brouillés”

Nous devons fêter le Pdt Niasse, en organisant un événement de portée nationale et internationale pour fêter devant les peuples du monde, les 10 ans du Pdt Niasse en qualité de combattant infatigable de la lutte pour le Progrès à la tête de l’Assemblée Nationale du Sénégal. Avec nos camarades et certains de ses amis, nous soumettrons à sa validation l’idée. 

Son départ de la tête de l’Assemblée nationale, ne pourrait jamais signifier de ne pas être hissé au rang le plus élevé du Parti. Il a une pensée politique toujours fertile et généreuse, dont la jeune génération a besoin dans ce contexte de repères brouillés. Prions pour que Dieu lui donne longue vie.

S’agissant de la vie du parti, nous sortons de la phase des investitures pour les législatives dans Benno Bokk Yaakaar, une opération complexe et difficile. Notre engagement à côté du SG Moustapha Niasse dans notre grande coalition n’a pas failli. Il s’agit aujourd’hui plus qu’hier de renforcer notre présence dans BBY, comme lors des parrainages. L’enjeu dépasse nos partis politiques et touche à la stabilité de notre pays pour laquelle nous avons tous eu à mesurer l’engagement du Président de l’Assemblée Nationale Niasse à côté du Président de la République Macky Sall.

Il s’agit désormais de faire bloc autour de la coalition BBY pour faire face d’abord à nos concurrents des autres coalitions et assurer une victoire éclatante et une majorité absolue au Président Macky Sall pour conduire et livrer les chantiers qui sont en train de transformer notre pays

Ainsi, dans le secteur des transports aériens, nous livrons l’aéroport de Saint-Louis au début de mois de Juillet, donc dans 2 à 3 semaines, et lançons les travaux de l’aéroport de Kolda le 18 juin ainsi que le démarrage le 16 juillet des travaux du centre de maintenance des avions (MRO) à l’AIBD.

Dans le secteur du tourisme après l’inauguration de l’un des plus grand complexe hôtelier d’Afrique qui à terme aura une capacité de plus de 1000 chambres pour un impact considérable dans la prise en charge de la question de l’emploi, nous allons lancer Sunrise qui est un autre projet touristique d’envergure à Mbodiènne.

En effet, nous sommes déjà dans la dynamique de positionner notre pays comme hub aérien et touristique de rang mondial avec 10 millions de passagers d’ici à 2035.

“La perspective de l’exploitation du pétrole et du gaz dont les recettes attendues s’élèvent à 700 milliards par an pour une croissance dès 2024 de 10,3 pour cent aiguise les appétits de ces mêmes forces subversives qui essaient par tous les moins possibles de semer le doute et de s’emparer des cercles de pouvoirs pour servir ses intérêts occultes et vicieux”

Ensuite il s’agira de faire face aux forces subversives internes et externes pour la raison bien simple que notre pays est aujourd’hui entouré de foyers de tensions multiples, que seule une jonction de toutes les forces de Paix et de progrès peut contrecarrer.

Il est clair que la perspective de l’exploitation du pétrole et du gaz dont les recettes attendues s’élèvent à 700 milliards par an pour une croissance dès 2024 de 10,3 pour cent aiguise les appétits de ces mêmes forces subversives qui essaient par tous les moins possibles de semer le doute et de s’emparer des cercles de pouvoirs pour servir ses intérêts occultes et vicieux. Pour l’intérêt du Sénégal nous devons faire face. 

En définitive, notre mobilisation et notre engagement autour de son Excellence le Président Macky Sall, en ce qui nous concerne, ne faiblira pas car nous portons avec lui un projet de transformation économique et sociale de notre pays qui dépasse nos organisations partisanes. Ce projet englobe et dépasse 2024, pour parachever les fondations d’un Sénégal de 2035, avec une population estimée à 25 687 750 pour 47,91 % de la tranche d’âge 15-49 ans avec les énormes défis de la création de dizaines de millions d’emplois, de l’éducation, de la formation professionnelle, de la consommation, à côté des enjeux de cohésion sociale et de sécurité sous régionale et mondiale.

Notre conviction profonde est que, seules les forces de progrès de tout bord peuvent être garantes de ce vaste projet politique, pour le bien-être du peuple sénégalais épris de paix durable et de justice. Car les questions en jeu transcendent les cadres partisans et interpellent chacun d’entre nous, le politique, l’acteur économique, l’intellectuel, tous autant que nous sommes.
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