Le fondateur du think-tank Afrikajom Center, Alioune Tine, a adressé ses chaleureuses félicitations au Premier ministre Ousmane Sonko, à la suite du prix des Droits de l’homme que la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) lui a décerné. Dans un message public, le défenseur des droits humains a salué une distinction qu’il juge globalement positive, tout en y apportant des observations critiques.
« Chaleureuses félicitations au PM Ousmane Sonko pour le prix des Droits de l’homme que la CNDH lui a décerné », a écrit Alioune Tine en ouverture. Selon lui, cette initiative constitue un signal important, susceptible de sensibiliser les plus hautes autorités de l’État à accorder davantage d’attention et d’écoute aux problématiques liées aux droits humains, dans un contexte marqué par de nombreuses préoccupations.
Toutefois, Alioune Tine a exprimé une réserve sur la forme choisie pour la remise du prix. Le fait que l’ensemble des membres de la CNDH se rendent au bureau du Premier ministre lui paraît ambigu. Si ce geste peut être perçu comme un honneur, il comporte également, selon lui, le risque d’être interprété comme une forme d’allégeance, consciente ou non, de l’Institution nationale des droits de l’homme à l’exécutif.
Il rappelle que la Journée internationale des droits de l’homme constitue traditionnellement un moment privilégié où les autorités se déplacent pour écouter les interpellations sur les violations constatées, répondre publiquement et réaffirmer leur volonté politique de promouvoir et protéger les droits fondamentaux. Dans un pays qui a, selon ses mots, « beaucoup dégringolé » en matière de droits humains, Alioune Tine salue néanmoins le choix d’Amsatou Sow Sidibé, estimant que la CNDH est sur la bonne voie pour recouvrer son statut A des Nations Unies, perdu depuis 2013.
Enfin, il souligne que le Premier ministre et ses partisans ont raison d’être fiers de cette distinction, tout en appelant à lui donner un contenu concret dans les pratiques politiques quotidiennes.