Au sein de l’Alliance pour la République (APR), la formation politique de l’ancien président Macky Sall, des tensions internes continuent de susciter des débats sur la ligne et les perspectives du parti. Dans ce contexte, l’ancienne ministre et députée-maire de Diarrère, Thérèse Faye Diouf, a pris la parole pour évoquer ouvertement les difficultés que traverse la formation politique.
Tout en réaffirmant son appartenance à l’APR, elle insiste sur son droit à exprimer des divergences de position. Selon elle, cette liberté de ton n’est pas incompatible avec son engagement partisan, même si certaines orientations actuelles suscitent des désaccords au sein des cadres.
Absente de plusieurs rassemblements importants du parti, Thérèse Faye Diouf explique cette situation par ses déplacements professionnels fréquents, notamment à Johannesburg, où elle participe à des sessions de travail. Mais au-delà de ces contraintes, elle reconnaît l’existence de tensions internes et de zones d’ombre dans le fonctionnement de l’APR.
Elle estime notamment que le parti traverse une période d’incertitude stratégique, particulièrement en ce qui concerne la préparation de l’élection présidentielle de 2029. Selon elle, l’absence de clarification sur la question du leadership constitue un facteur de confusion pour les militants et les responsables locaux.
Dans ses déclarations, elle appelle les instances dirigeantes à accélérer la désignation d’une ligne claire et d’un éventuel candidat, afin de structurer la mobilisation politique à venir. Elle évoque ainsi un climat de « clair-obscur » qui, selon elle, fragilise la dynamique interne du parti.
Pour Thérèse Faye Diouf, les responsables politiques ont la responsabilité d’anticiper ces enjeux afin d’éviter un affaiblissement durable de la formation, dans un contexte où les échéances électorales futures exigent une organisation plus lisible et cohérente.




