Une nouvelle réforme adoptée par la Fédération sénégalaise de lutte provoque une vive contestation dans l’arène. L’approbation, dimanche dernier, des nouveaux règlements généraux de l’instance a immédiatement déclenché une polémique, en particulier autour de l’article 3, jugé très controversé par plusieurs acteurs du milieu.
Selon les informations du quotidien sportif Record, cette disposition interdit désormais à un parent proche — père, mère ou frère — d’assurer le rôle de manager d’un lutteur. Une règle qui bouleverse les pratiques traditionnelles de gestion de carrière dans la lutte sénégalaise.
Cette mesure touche directement plusieurs figures connues de l’arène, notamment Boy Kaïré, Tapha Gueye, Serigne Ndiaye, Ibou Diouf ou encore De Gaulle, qui étaient jusque-là impliqués dans la gestion sportive de leurs proches.
Face à cette décision, Boy Kaïré — de son vrai nom Meïssa Diaw — a rapidement haussé le ton. L’ancien champion dénonce une réforme imposée sans large concertation et annonce la création prochaine d’un collectif regroupant d’anciens lutteurs afin de contester la validité de cette disposition.
Pour lui, la lutte sénégalaise ne saurait être régie par des règles qui excluent les familles, historiquement impliquées dans l’encadrement des athlètes. « La lutte ne leur appartient pas », a-t-il déclaré, appelant à l’abrogation pure et simple de l’article contesté.
Dans sa stratégie de contestation, l’ancien lutteur envisage également de saisir les autorités publiques. Il cite notamment la ministre des Sports Khady Diène Gaye, voire le président de la République, afin d’alerter sur ce qu’il considère comme une dérive réglementaire.
Boy Kaïré n’a pas non plus épargné le président de la Fédération, Bira Sène, qu’il accuse de compromettre les efforts de structuration de la discipline.
Selon lui, cette réforme serait liée à des calculs politiques internes à la fédération, évoquant même un « renvoi d’ascenseur » à certains soutiens lors des dernières élections fédérales.






