Une série d’attaques coordonnées a plongé le Mali dans une nouvelle zone de turbulences sécuritaires. Le samedi 25 avril 2026, plusieurs localités du pays ont été simultanément visées par des assauts attribués à des groupes armés, marquant une escalade préoccupante de la violence.
Au cœur de ces événements, le décès du général de corps d’armée Sadio Camara constitue un coup dur pour l’appareil sécuritaire malien. Selon les autorités de transition, l’officier a été tué lors d’une attaque ciblée contre son domicile à Kati, opération imputée au JNIM, une organisation jihadiste active dans la région sahélienne.
Cette disparition intervient dans un contexte déjà fragilisé par des tensions persistantes et des offensives répétées contre les forces de défense. Les autorités évoquent une attaque d’envergure ayant touché plusieurs points stratégiques, illustrant la capacité de nuisance intacte des groupes armés.
La dépouille du général a été transférée au Génie militaire de Bamako, où des hommages officiels sont attendus avant son inhumation prévue avec les honneurs militaires. Les autorités saluent un officier engagé, dont la carrière aura été marquée par la lutte contre l’insécurité.
Parallèlement, plusieurs hauts gradés ont été blessés lors de ces attaques. Le général Modibo Koné, à la tête de l’Agence nationale de la sécurité d’État, a été opéré à la Clinique Pasteur, une intervention jugée concluante selon des sources officielles.
Le chef d’état-major général des armées, le général Oumar Diarra, a également été touché. Il reçoit actuellement des soins à l’hôpital militaire de Kati, où son état est décrit comme stable.
Face à cette vague de violences, les autorités de transition ont exprimé leur solidarité envers les familles endeuillées, civiles comme militaires, tout en adressant des vœux de rétablissement aux blessés. Cette nouvelle attaque relance les inquiétudes sur l’évolution de la situation sécuritaire dans le pays, déjà confronté à des défis majeurs depuis plusieurs années.




