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Baisse et gel des taxes sur les produits alimentaires : De la poudre aux yeux

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A l’issue du Conseil national de la consommation qui a été tenu hier, une série de mesures, destinées à faire face à la hausse des prix de certaines denrées, a été annoncée.

Pour atténuer l’ampleur de la hausse des prix sur les denrées de grande consommation, le Conseil national de la consommation, tenu hier au Centre international de commerce extérieur du Sénégal (Cices), a proposé au gouvernement une batterie de mesures. Il s’agit de la suppression de la Taxe conjoncturelle à l’importation (Tci) sur le sucre cristallisé importé, dont le gel avait été décidé la veille par le ministre des Finances et du budget, la réduction de la taxe d’ajustement à l’importation qui passe de 10 à 5% sur les huiles brutes importées et le maintien de la Tva à 0% sur le riz. S’y ajoutent la suppression des droits de douane sur le riz, la suspension des droits de douane sur le blé, l’application d’un taux de 0% de Tva sur la farine de blé et le rétablissement des stades de commerce.

Ces gels de taxe ne seront pas sans conséquences sur les recettes de l’Etat. Le directeur du Commerce intérieur, Oumar Diallo, indique que l’Etat perd 1 milliard 500 mille par mois du fait de sa renonciation à la Tva, soit 15 milliards de francs Cfa de pertes de recettes fiscales les 10 premiers mois.
Les conseillers ont également suggéré à l’Admi­nistration des prix des bidons de 20 litres d’huile, la mise en œuvre des mesures rendant obligatoires la déclaration des stocks et l’homologation des prix des matériaux de construction. «Ces mesures vont largement atténuer l’impact de la hausse des prix sur les denrées de grande consommation et garantir le pouvoir d’achat des ménages», espérait le ministre en charge du Commerce à issue du Conseil national sur la consommation. Ce qui est juste un vœu pieux, parce que l’Etat n’aura ni les moyens de contrôle, ni surtout de faire respecter les baisses de prix, dans un marché de liberté des prix.

Depuis quelques mois, les prix des denrées de première nécessité ont connu une hausse due, selon les autorités en charge du Commerce, à des facteurs exogènes.
«La pandémie à Covid-19 continue de perturber les chaînes logistiques mondiales et l’approvisionnement correct des marchés. Ce qui a pour conséquences le renchérissement continu des prix des denrées de première nécessité», a expliqué Assome Aminata Diatta hier, à l’ouverture du Conseil national de la consommation.
Cette tension observée sur des denrées de grande consommation a fini de lourdement éprouver le pouvoir d’achat des Sénégalais.

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