Au Mali, le verdict contre Moussa Mara est tombé ce lundi 27 octobre, mettant fin à plusieurs semaines d’attente. L’ancien Premier ministre a été condamné à deux ans de prison, dont un an avec sursis, assortis d’une amende de 500 000 francs CFA et du versement d’un franc symbolique à l’État malien, partie civile. Poursuivi pour atteinte à la crédibilité de l’État et opposition à l’autorité légitime, il était jugé pour des messages publiés sur les réseaux sociaux jugés critiques envers les autorités de transition.
Selon plusieurs témoins présents à l’audience du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité de Bamako, Moussa Mara est resté « impassible », tandis que son avocat l’a décrit comme « serein ». L’ancien chef du gouvernement, arrêté le 1er août dernier, avait exprimé sur les réseaux sociaux son soutien aux détenus d’opinion, avant d’ajouter :
« Aussi longtemps que dure la nuit, le soleil finira évidemment par apparaître. »
Ces propos, perçus par les autorités comme un acte de défiance, ont conduit à sa mise en détention préventive.
Le parquet avait requis deux ans de prison ferme, mais le tribunal a partiellement adouci la peine.