Face aux critiques de certains promoteurs opposés à la suspension des face-à-face et open press, le président de la Fédération sénégalaise de lutte (FSL), Ibrahima Sène dit Bira, a tenu à clarifier sa position. En marge d’une réunion tenue avec le gouverneur de Dakar, le patron de la lutte sénégalaise a réaffirmé sa détermination à maintenir ces mesures, qu’il juge indispensables pour enrayer durablement la spirale de violence dans l’arène.
Assumant pleinement ses décisions, Bira Sène estime que cette suspension a le mérite de provoquer une prise de conscience collective. « Sans cette décision, personne ne se serait interrogé sur les solutions à apporter. Nous sommes disposés à accompagner les promoteurs, mais il faut d’abord régler ce problème et trouver une réponse durable, dans l’intérêt des Sénégalais », a-t-il déclaré.
Le président de la FSL a par ailleurs révélé que la situation aurait pu être bien plus radicale. Selon lui, le gouverneur de Dakar avait initialement envisagé l’arrêt total de la lutte avant même sa prise de fonction. « Je lui ai demandé de nous accorder du temps et de nous accompagner. C’est pourquoi j’assume entièrement la décision prise, en toute responsabilité », a-t-il confié.
Dans son plaidoyer, Bira Sène appelle l’ensemble des acteurs — promoteurs, lutteurs et encadreurs — à un sursaut de responsabilité et à un retour aux valeurs fondamentales de la lutte sénégalaise. Il a notamment proposé une réorganisation stricte des face-à-face, qui devraient selon lui se tenir exclusivement à l’Arène nationale. « C’est un espace dédié aux lutteurs. Là-bas, ils savent qu’ils ne peuvent pas transgresser les règles sans s’exposer à des sanctions », a-t-il insisté.
À travers cette ligne ferme, la FSL entend restaurer l’ordre, la discipline et la crédibilité d’un sport profondément ancré dans la culture sénégalaise, mais aujourd’hui confronté à des dérives préoccupantes.
DESK SPORTS/SENEGALDIRECT






