La question des caméras de surveillance installées par des acteurs privés a été au centre des débats lors de la séance plénière de l’Assemblée nationale. Le député Fodé Mané a interpellé le ministre de l’Intérieur, Bamba Cissé, sur le cadre légal de ces dispositifs, dans un contexte marqué par l’accroissement des préoccupations sécuritaires et la protection des libertés individuelles.
Respect strict des données personnelles
L’échange a mis en lumière les enjeux liés à la vidéosurveillance privée. La collecte et le traitement d’images identifiables relèvent des données à caractère personnel, régies par la loi n° 2008-12 du 25 janvier 2008 portant protection des données personnelles. Le ministre Bamba Cissé a rappelé que tout dispositif doit respecter des principes fondamentaux : finalité précise, proportionnalité des moyens et sécurisation des informations collectées.
Rôle central de la Commission de Protection des Données Personnelles
L’installation de caméras privées ne peut se faire en dehors du contrôle de la Commission de Protection des Données Personnelles (CDP), autorité administrative indépendante chargée de réguler les traitements, de délivrer les autorisations et de veiller au respect des droits des citoyens, notamment en matière de vie privée.
LA REDACTION/SENEGALDIRECT






