À la veille du quart de finale de la CAN 2025 face au Cameroun, Walid Ragragui a tenu à recentrer le discours sur l’avenir tout en dissipant les fantômes du passé. Lors d’une conférence de presse, le sélectionneur des Lions de l’Atlas a rappelé avec force que « le passé, c’est le passé », tout en assumant la pression qui pèse sur son équipe et sur lui-même à l’approche de ce duel continental décisif.
Concernant l’histoire des confrontations avec le Cameroun, Ragragui a évoqué la défaite historique du Maroc à domicile en 1988, au stade Mohammed V, sur le score de 1-0. « Aujourd’hui, c’est un nouveau Maroc », a-t-il affirmé, soulignant la volonté de son équipe de construire sa propre histoire et de ne pas se laisser enfermer par les résultats anciens.
Le coach a également salué l’engagement des supporters, véritables « douzième homme » sur le terrain : « J’ai apprécié que notre public, lors des deux derniers matchs, ait ressenti la pression sur nous et ait essayé de nous aider. » Ce soutien populaire est perçu comme un atout majeur dans la dynamique de la compétition, mais Ragragui insiste sur la nécessité de rester concentré.
Sur le plan sportif, le sélectionneur a donné des nouvelles rassurantes concernant son effectif. Hamza Igamane est pleinement rétabli et prêt à jouer, tandis que Sofyan Amrabat, blessé à la cheville au Betis, reste incertain. « Il souffre, mais nous verrons si nous pouvons l’utiliser en fin de match », a précisé Ragragui, qui mise sur la prudence pour ne pas compromettre l’équilibre tactique de son équipe.
Tout au long de ses interventions, le sélectionneur a martelé un message d’humilité et de responsabilité. Le Maroc, hôte et favori, ne compte pas sur son statut mais sur le terrain pour créer sa propre légende. « Nous avons quelque chose à gagner », a rappelé Ragragui, résumé parfait de l’ambition et de la concentration que devront démontrer les Lions de l’Atlas face au Cameroun.