La déclaration de candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies continue de provoquer des remous sur la scène politique sénégalaise.
Au lendemain de l’officialisation de cette ambition, le député Guy Marius Sagna, membre de la majorité parlementaire et figure de Pastef, a vivement critiqué cette initiative.
Dans une publication sur ses réseaux sociaux, l’élu a estimé que « le seul mérite » de l’ancien chef de l’État serait, selon ses termes, « sa docilité devant l’impérialisme ». Il l’accuse également d’avoir dirigé une gouvernance marquée par des violations graves des droits humains, évoquant des décès lors de manifestations et l’emprisonnement de nombreux opposants.
Ces déclarations illustrent la polarisation persistante autour du bilan de Macky Sall. Si sa candidature, soutenue par l’Union africaine, ambitionne de porter une voix africaine dans la réforme du multilatéralisme, elle reste contestée par une frange significative de l’opinion et de la classe politique.
L’attaque frontale de Guy Marius Sagna confirme que le débat dépasse désormais la seule dimension diplomatique. Il touche à l’interprétation du passé politique récent du Sénégal et à la légitimité morale d’un candidat à la tête d’une institution internationale dont les textes fondateurs mettent en avant la défense des droits humains et de la souveraineté des peuples.
Alors que la procédure de désignation du secrétaire général dépendra du Conseil de sécurité avant validation par l’Assemblée générale, la controverse nationale autour de cette candidature pourrait continuer d’alimenter les tensions politiques internes.

