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CE PARFUM DU MALI

Il est vrai que le Mali a l’habitude des coups d’État depuis son indépendance, mais celui qui vient de se passer ne ressemble nullement à ceux antérieurs. La chute du pouvoir cette fois ci a été l’œuvre de la société civile et certains partis politiques et parachevée par l’armée à partir de Kati.
Cette issue était prévisible depuis les élections législatives du mois d’avril organisées en pleine pandémie du coronavirus qui ont été le déclencheur de la contestation avec la forte mobilisation populaire sous la houlette de l’imam Dicko.
La CEDEAO qui appelle les miliaires à regagner les casernes et son opposition à tout changement politique anti constitutionnel est entrain de brasser du vent et réclamer le rétablissement de fini une utopie. C’est la volonté du peuple malien qui s’est manifestée et ce n’est pas cette CEDEAO dont l’autorité et la crédibilité se sont fracassées depuis fort longtemps.
Ses menaces de sanctions et mesures pour la restauration de l’ordre constitutionnel par le rétablissement des institutions démocratiquement élues en brandissant leur protocole sur la bonne gouvernance et la démocratie seront jetée à la poubelle. Ici et maintenant, l’armée a le plein soutien de la population et il faut en tenir compte nécessairement.
La condamnation par la France de ce changement qui l’a surprise, n’aura aucun effet sur le cours de l’histoire. Le régime de IBK est fini à jamais.
Et c’est avec amusement que j’ai lu la sortie d’un ami qui a fait observer qu’il faut faire la différence entre un COUP D’ETAT et un COUP POUR l’État

Il appartient maintenant aux membres de ce syndicat de chefs d’État de faire une bonne lecture de ce qui vient de se passer dans ce pays voisin. L’effet de contagion peut etre plus vicieux que la COVID 19 particulièrement pour Alpha Condé, Alassane Ouattara qui doivent faire face à des échéances électorales en cette année 2020 et dans une moindre mesure Macky Sall dans un avenir pas trop loin. C’est en cela que je valide la vision prospective du doyen Alioune Sall dit Paloma que j’admire, nous étions leurs cadets, un des leaders de MAI 68 que « nul n’est à l’abri de mouvement comme celui que nous venons de connaitre au Mali. » Nous avons tous entendu dire et répéter aussi que  » nul ne peut faire plus de 2 mandats consécutifs  » et nous savons compter.
Il faudra qu’ils soient pénétrés du fait que la tentative de 3eme mandat ne va pas prospérer et peut amener leurs pays vers des convulsions terribles auxquelles ils n’échapperont pas avec leurs familles et leurs ouailles.
D’ailleurs, les scènes de pillages et d’émeutes n’ont ciblé principalement que sa famille biologique et surtout son fils au train de vie ostentatoire et insolent.

L’image de la la villa vandalisée de Karim Keita et d’enfants se baignant dans la piscine du fils du chef de l’État déchu doit aussi inspirer tous les  » fils de chef  »
Espérons que les militaires qui ont parachevé cette œuvre de salubrité publique vont comme ils l’ont dit, mettront rapidement en place une transition politique raisonnable et organiser des élections générales à même de doter ce pays frère d’institutions fortes.
C’est le temps des « M » en Afrique. Chez nous le M23 a été à l’origine de la chute de Wade, le M5 du Mali en a fait de même du régime de IBK.
Quel futur « M » pour ceux qui ne comprennent pas que l’ère de 3 mandats est révolue?
Je salue la lucidité des présidents Oumar Cissokho Mbalo et Issoufou sur la question et la pertinence de leurs positions.

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