Invité sur le plateau de Seneweb, Me El Hadji Diouf a livré une analyse tranchée de l’actualité politique nationale, tout en évitant certains sujets sensibles.
Interrogé sur une éventuelle candidature de Ousmane Sonko à l’élection présidentielle de 2029, l’avocat a opposé une fin de non-recevoir. Refusant toute spéculation, il a clairement indiqué ne pas vouloir se prononcer sur cette question, adoptant une position ferme et sans ambiguïté.
En revanche, sur le plan des alliances politiques, Me El Hadji Diouf s’est montré catégorique. Évoquant la possibilité de rejoindre une coalition soutenant le président Bassirou Diomaye Faye, il a rejeté cette hypothèse, mettant en avant des divergences de fond. Selon lui, les différences de convictions sont trop importantes pour envisager un rapprochement.
Au-delà de ces prises de position, l’avocat a également livré sa lecture de la configuration actuelle du pouvoir au Sénégal. Il évoque une dynamique marquée par une forme de dualité au sommet de l’État, une situation qu’il affirme avoir anticipée. À ses yeux, ce type d’équilibre institutionnel peut générer des ajustements dans la gouvernance.
Pour étayer son analyse, il fait référence à certaines expériences politiques observées sur le continent africain, notamment en Gambie, où des configurations similaires auraient montré leurs limites.
Selon lui, le Sénégal semble aujourd’hui évoluer vers une forme de « cohabitation douce », caractérisée par un partage implicite des influences au sein de l’exécutif. Une évolution qu’il considère comme un nouveau schéma politique en construction, susceptible de redéfinir les équilibres institutionnels dans les années à venir.
BIRAMA GAYE/SENEGALDIRECT






