La corniche de Wakhinane-Nimzatt, à Guédiawaye, habituellement animée par les allées et venues des riverains et des travailleurs informels, a été le théâtre mardi en fin de journée d’une violence extrême. Un différend ancien entre deux jeunes charretiers a dégénéré en une confrontation à l’arme blanche, laissant les deux protagonistes grièvement blessés et hospitalisés dans un état critique, selon des informations rapportées par L’Observateur.
Les faits mettent en cause Nd. M. Faye, 24 ans, et F. Dione, âgé de 17 ans. Tous deux fréquentaient régulièrement le point de regroupement des charretiers de la cité Sofraco. D’après les premiers éléments de l’enquête, une altercation antérieure survenue quelques jours plus tôt avait ravivé les tensions entre les deux jeunes, préparant le terrain à une escalade violente.
Mardi, la rencontre entre les deux hommes n’aurait rien eu de fortuit. Des témoignages concordants évoquent un face-à-face voulu, destiné à solder définitivement leur différend. La discussion aurait rapidement dégénéré. Le mineur aurait porté un premier coup de couteau au niveau du cou de son adversaire, provoquant une hémorragie sévère. Grièvement atteint, Nd. M. Faye s’est effondré, avant de riposter dans un ultime sursaut en blessant à son tour son agresseur aux membres supérieurs et inférieurs.
L’intervention rapide de riverains, alertés par la violence de la scène, a permis d’éviter une issue fatale immédiate. Les forces de l’ordre du poste de Wakhinane-Nimzatt se sont rendues sur place, tandis que les secours étaient organisés. Nd. M. Faye, en état critique, a été évacué en urgence vers l’hôpital Idrissa Pouye de Grand-Yoff. Le mineur, interpellé sur place, a été admis sous surveillance médicale au centre hospitalier Dalal Jamm.
L’enquête a par ailleurs révélé que F. Dione serait déjà connu des services de police, avec deux précédentes présentations devant le parquet pour des faits de vol à l’arraché. Un troisième individu, cité dans le dossier, pourrait également avoir joué un rôle indirect dans la montée des tensions, en relayant des menaces qui auraient contribué à l’embrasement final.
Face au risque de représailles ou de troubles à l’ordre public, un dispositif policier discret a été déployé autour des établissements hospitaliers concernés. L’enquête se poursuit afin d’établir les responsabilités exactes et de prévenir toute nouvelle flambée de violence dans le secteur.
Ousmane Diop/senegaldirect






