Un incident protocolaire survenu lors du festival Pencum Niany, à Koumpentoum, a ravivé le débat sur la hiérarchie des institutions et les règles de préséance lors des cérémonies officielles.
Au cœur de la controverse, deux députés du Pastef, Moussa Mbaye et Awa Sow, qui ont refusé de se lever à l’arrivée du préfet, déclenchant une réaction immédiate de l’autorité administrative. Selon plusieurs témoignages, le préfet leur aurait alors demandé de se conformer aux usages protocolaires en vigueur ou de quitter la tribune officielle. Une injonction qui a été perçue comme une mise à l’écart par certains observateurs présents.
L’incident n’a pas tardé à susciter des réactions dans l’espace public. Cheikhou Oumar Sy, ancien parlementaire et figure de la société civile, a vivement critiqué la gestion de la situation. Dans une prise de position publique, il estime que les députés disposent d’un rang institutionnel qui aurait dû être pris en compte. Selon lui, l’Assemblée nationale du Sénégal occupe une place centrale dans l’architecture de l’État, ce qui justifierait un traitement protocolaire spécifique pour ses représentants. Il considère ainsi que la responsabilité d’assurer leur installation revenait à l’autorité administrative, et non l’inverse.
MOUSSA NOEL/SENEGALDIRECT




