Une intervention de routine a mis au jour une affaire bien plus grave que prévu dans un appartement de la cité Mixta, à Dakar. Ce qui s’annonçait comme une simple consommation de stupéfiants s’est transformé en un dossier judiciaire impliquant des faits présumés de violences sexuelles sur mineure.
Alertés par une forte odeur de chanvre indien, des éléments de la police ont effectué une descente dans un logement situé en rez-de-chaussée. À l’intérieur, les agents découvrent un groupe de jeunes âgés de 18 à 24 ans, dans un environnement marqué par la consommation de drogue et d’alcool. Sur place, plusieurs indices confirment l’usage de stupéfiants ainsi que des comportements jugés contraires aux bonnes mœurs.Neuf individus sont immédiatement interpellés, tandis que deux autres prennent la fuite. Mais l’enquête prend une tournure plus préoccupante avec la présence d’une mineure de 17 ans parmi les personnes arrêtées.
Entendue en présence de son père, la jeune fille affirme avoir été attirée sur les lieux sous un faux prétexte. Selon sa version, ce qui lui avait été présenté comme une séance photo pour les réseaux sociaux aurait servi de couverture à des actes bien plus graves. Elle accuse formellement deux jeunes hommes de l’avoir abusée sexuellement.Les déclarations de la victime sont partiellement corroborées par les éléments médicaux établis par l’hôpital, qui font état de signes compatibles avec des violences sexuelles. Face aux enquêteurs, l’un des mis en cause a reconnu les faits, tandis qu’un autre conteste les accusations.
Au regard de la gravité des charges, les suspects ont été placés en garde à vue pour plusieurs infractions, notamment association de malfaiteurs, détention et usage de drogue, détournement de mineure et viol collectif.Parallèlement, les investigations se poursuivent pour retrouver les deux individus en fuite, dont un présumé fournisseur de stupéfiants. Le téléphone portable abandonné sur les lieux pourrait permettre aux enquêteurs d’identifier d’éventuelles ramifications et de faire la lumière sur l’ampleur réelle de cette affaire.
BIRAMA GAYE/SENEGALDIRECT






