Colobane : Des conducteurs de vélo-taxi bravent l’interdiction de faire du transport public de personnes.

conducteurs de vélo-taxi

À Colobane, le business des vélos-taxis continue de tourner rond. Des « Jakartamen » proposent toujours un service sur de courtes distances, bravant « l’interdiction de transport public de personnes par vélos-taxis sur l’étendue du territoire de la région de Dakar », édictée lundi par le Gouverneur.

« Nous sommes toujours là. Nous continuerons à faire du transport. Nous n’avons pas d’autre choix que de faire du transport, c’est notre gagne-pain », a déclaré un conducteur retrouvé au rond-point de Colobane.

Ici, le flou de la situation exaspère les vélos-taxis, bien obligés de s’arrêter pour récupérer des clients, quitte à se faire arracher les clés de son deux-roues par l’ASP ou le policier en faction. Le jeu du chat et de la souris avec la police est visible.

Aux abords du marché, si le service s’adresse à tout le monde, le constat montre que les plus demandeurs sont ceux qui font leurs courses d’un endroit à un autre, ou encore les commerçants, pour se rendre en centre-ville.

Le transport en commun de personnes par moto bien présent à l’intérieur du pays, arrive timidement à Dakar depuis la dernière grève des transporteurs.

L’interdiction du Gouverneur fait suite aux multiples agressions et vols à l’arraché parfois commis par des malfaiteurs utilisant ce type de locomotion. Il permet de disparaître plus facilement,  une fois le forfait perpétré.

Beaucoup de « Jakartemen » qui exercent à Dakar assurent être en règle, mais ne peuvent pas faire du transport, conformément à l’arrêté n°008903 du 29 octobre 2012, réglementant le transport par vélo-taxi dans les régions. Mieux, les questions de sécurité et d’encombrement de la chaussée posent problème. 

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