Le feuilleton judiciaire de Farba Ngom connaît un nouveau rebondissement de taille. Alors que la chambre d’accusation penchait pour une liberté provisoire sous contrôle judiciaire, le Parquet général financier a décidé de siffler la fin de la récréation. Ce jeudi, les informations relayées par le journal Les Échos confirment que le procureur a officiellement saisi la Cour suprême pour bloquer cette sortie de prison.
Au cœur de cette offensive se trouve un levier juridique redoutable : l’article 140 du Code de procédure pénale. Pour le ministère public, la loi est claire et ne souffre aucune interprétation fantaisiste : dès lors qu’un détournement de fonds publics porte sur une somme égale ou supérieure à un million de francs CFA, le mandat de dépôt devient obligatoire. Dans cette optique, remettre le maire des Agnams en liberté, même sous surveillance, constituerait une violation flagrante des textes.
Le remboursement ou la prison
Le Parquet rappelle que ce fameux article 140 fonctionne comme un verrou. Pour que Farba Ngom puisse espérer humer l’air de la liberté, il n’existe que trois issues de secours :
Rembourser ou cautionner l’intégralité des sommes en jeu.
Apporter une preuve irréfutable contestant sérieusement les accusations.
Présenter une expertise médicale certifiant que son état de santé est incompatible avec la vie carcérale.
Pour l’heure, l’accusation estime qu’aucune de ces conditions n’est remplie. Du côté de la défense, les avocats de l’édile préparent déjà leur contre-attaque. Ils devront produire une réplique solide pour convaincre la haute juridiction que leur client a bien sa place hors de Rebeuss. Le match judiciaire ne fait que commencer.






