L’enquête portant sur le vaste dossier de chantage numérique lié à la plateforme Seneporno connaît une nouvelle évolution majeure. Les éléments de la Division spéciale de la cybersécurité (Dsc) ont procédé à l’interpellation d’un second individu soupçonné d’avoir alimenté ce réseau en contenus compromettants destinés à El Hadji Babacar Dioum, plus connu sous le pseudonyme de « Kocc Barma ».
Selon les informations rapportées par Libération, le mis en cause a été présenté ce lundi devant le doyen des juges d’instruction. À l’issue de son audition, il a été formellement inculpé avant d’être placé sous contrôle judiciaire. Les enquêteurs le soupçonnent d’avoir transmis des vidéos à caractère intime via la messagerie associée à la plateforme, contribuant ainsi au système de chantage numérique mis en place par le réseau.
Cette arrestation s’inscrit dans la continuité des investigations menées par la Dsc, qui cherchent à identifier l’ensemble des personnes impliquées dans la fourniture, la diffusion et l’exploitation de contenus privés à des fins d’extorsion. Avant cette nouvelle interpellation, un premier suspect avait déjà été poursuivi pour des faits similaires, après avoir envoyé une vidéo intime impliquant son ex-compagne, utilisée ensuite dans le cadre du chantage.
Parallèlement, les principaux protagonistes de cette affaire, notamment El Hadji Babacar Dioum alias « Kocc Barma » et son présumé complice El Hadji Assane Demba, dit « Leuk Daour », sont actuellement placés en détention. Ils sont poursuivis pour de lourdes charges, dont l’exploitation illicite de données personnelles, l’atteinte à la vie privée, le chantage et diverses infractions liées à la cybercriminalité.
La Division spéciale de la cybersécurité affirme poursuivre activement ses investigations afin de remonter toutes les ramifications de ce réseau, présenté comme l’un des scandales de chantage numérique les plus importants jamais mis au jour au Sénégal. Les autorités judiciaires entendent ainsi envoyer un signal fort en matière de lutte contre les atteintes à la vie privée et les abus numériques.