Le monde du cinéma indien est en deuil. Dharmendra, figure mythique de Bollywood et acteur adulé par des générations de cinéphiles, s’est éteint ce lundi 24 novembre à l’âge de 89 ans. Au Sénégal, où le cinéma indien bénéficie d’un public fidèle depuis des décennies, sa disparition a une résonance particulière. Nombreux sont ceux qui ont grandi en suivant ses films, diffusés régulièrement sur les chaînes nationales ou dans les vidéoclubs d’époque.
Avec plus de six décennies de carrière et plus de 250 films au compteur, Dharmendra restera l’un des piliers de Bollywood. Capable de passer avec aisance d’un registre romantique à des rôles plus musclés, il avait acquis une popularité immense grâce à des œuvres cultes comme Sholay, tourné avec Amitabh Bachchan, ou encore Yaadon Ki Bharat et Daram Veer. Ces films continuent aujourd’hui encore de séduire les passionnés sénégalais, fascinés par l’esthétique, les émotions et le charisme du cinéma indien classique.
La disparition de Dharmendra a suscité une vague d’hommages à travers le monde. Le Premier ministre indien, Narendra Modi, a salué sur X la perte d’« une légende qui tourne une page de l’histoire du cinéma indien ». Modiant ses mots avec une profonde admiration, il a rappelé « un talent singulier, une icône, un acteur phénoménal qui apportait charme et intensité à chacun de ses rôles ». Parallèlement à son parcours artistique, Dharmendra avait également mené une carrière politique, siégeant un temps au Parlement et recevant plusieurs distinctions honorifiques.
Né le 8 décembre 1935 dans le Punjab, Dharmendra n’était pourtant pas prédestiné au septième art. Sa trajectoire a basculé lorsqu’il remporta un concours organisé par un magazine spécialisé, ouvrant ainsi la voie à un destin inattendu. Son ascension s’accélère en 1966 avec le film Mon cœur est à toi, dont une scène torse nu fera de lui un symbole de séduction. « Je n’avais que mes rêves », confiait-il un jour, évoquant ses débuts modestes. « J’étais un simple villageois sans éducation. »