Le nouveau directeur du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud) se trouve face à une situation financière alarmante. SourceA, dans son édition de ce mercredi, révèle que le Trésor public a versé la somme de 1 076 999 268 F CFA en avril 2024 pour les salaires des travailleurs du Coud, une somme jugée « exorbitante ». Plusieurs facteurs expliqueraient cette dépense colossale.
Selon le journal, la pléthore de recrutements et un organigramme complexe seraient en partie responsables. La création de nombreux départements dirigés par des chefs ayant un rang de directeur, accompagnés de chefs de service, contribue à alourdir la masse salariale. De plus, le nombre de contrôleurs dans les restaurants universitaires a considérablement augmenté, passant de 4 à plus de 10 dans les restaurants moyens (comme ceux de l’ESP, de l’ENSET, et de la FASTEF) et à plus de 20 dans les grands restaurants (comme le Central, l’Argentin, ou le Self).
Un exemple frappant est celui de O. Diop, engagé comme expert en sécurité avec un salaire mensuel de 800 000 F CFA et un contrat spécial courant du 5 mars 2024 au 31 décembre 2025. Les critiques s’élèvent également contre des responsables syndicaux, comme A.F., devenus conseillers du directeur général du Coud. Ces postes additionnels, avec des rémunérations élevées, pèsent lourdement sur le budget du Coud.
Les contrats spéciaux sont un autre point de contention. De nombreux employés bénéficient de contrats particuliers avec des conditions financières avantageuses, ajoutant une charge supplémentaire au budget. Cette situation financière précaire pousse certains à suggérer que Ndéné Mbodj, le nouveau directeur, devrait s’inspirer de Diomaye et « emprunter son balai » pour effectuer un nettoyage en profondeur de l’institution.




