Articles interessants

Dernier match avant la trêve : L’erreur fatale de Fàbregas qu’il veut faire payer aux Lions

Il est des sorties médiatiques qui ressemblent à des écrans de fumée, et celle de Cesc Fàbregas, en est l’exemple parfait. En s’attaquant publiquement au sélectionneur national Pape Thiaw et en l’accusant d’avoir proféré des « menaces » pour récupérer Assane Diao, le technicien espagnol tente maladroitement de masquer sa propre turpitude. Car si l’on regarde la chronologie des faits, le véritable coupable de la blessure du jeune ailier sénégalais ne se trouve pas à Dakar, mais bien sur le banc de touche du club italien.

L’audace de Fàbregas est stupéfiante. Il reproche à la Fédération Sénégalaise de Football de vouloir faire jouer Assane Diao, alors que c’est lui-même qui l’a jeté dans l’arène lors de la dernière journée de championnat, quelques heures seulement avant son départ pour la sélection.

Tout le monde savait qu’Assane Diao tirait la langue et traînait des pépins physiques. Pourtant, guidé par l’obsession du résultat immédiat en Serie A, Fàbregas a fait le choix de l’aligner, ignorant les signaux d’alerte. C’est durant ce match de trop, imposé par son club, que l’organisme du joueur a été fragilisé. Venir ensuite pleurer devant les caméras en accusant Pape Thiaw d’irresponsabilité relève d’une hypocrisie flagrante. C’est la tactique classique du « pompier pyromane » : on allume le feu en club, et on accuse la sélection de ne pas avoir su l’éteindre.

L’accusation la plus grave portée par Fàbregas concerne des supposées « menaces » de Pape Thiaw envers le joueur pour le forcer à venir. Il est urgent de remettre l’église au milieu du village. Pape Thiaw n’a pas besoin de menacer qui que ce soit. Il applique simplement le règlement de la FIFA.

Lorsqu’un club déclare un joueur blessé juste avant une trêve internationale, la procédure standard veut que le joueur vienne faire constater sa blessure par le staff médical de sa sélection. C’est une question de transparence pour éviter les « blessures diplomatiques » que les clubs européens inventent souvent pour retenir leurs Africains. En interprétant cette rigueur administrative comme une menace, Fàbregas insulte le professionnalisme du staff sénégalais et méprise l’institution qu’est l’Équipe Nationale.

Face à ces attaques, le silence de Pape Thiaw est d’or, mais les faits parlent pour lui. Le sélectionneur protège les intérêts du Sénégal. Si Fàbregas avait réellement eu à cœur la santé d’Assane Diao, il l’aurait mis au repos lors du dernier match de club. Il ne l’a pas fait.

Il est temps que les entraîneurs européens cessent de considérer les sélections africaines comme des variables d’ajustement. Assane Diao est un patrimoine du football sénégalais, pas une simple commodité jetable du Côme 1907. La blessure d’Assane est regrettable, mais elle porte la signature de la surcharge en club, pas celle de la convocation en sélection. Fàbregas ferait mieux de faire son autocritique plutôt que de chercher des boucs émissaires.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Articles Populaires