Assane Diouf a comparu ce lundi devant le tribunal correctionnel de Dakar, poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles, discours contraires aux bonnes mœurs et offense à une autorité publique. Âgé de 54 ans, l’activiste domicilié à Guédiawaye a nié les accusations, affirmant qu’il n’a cité aucun nom dans la vidéo TikTok incriminée.
Le parquet l’accuse d’avoir visé le Premier ministre, à travers des propos comme : « Premier ministre bo xamni ku nek mu ciblé aka dagasante comme jeegu takusaan… ». Assane Diouf s’est défendu en affirmant qu’il ne faisait que lancer une alerte citoyenne, en tant qu’ancien militant basé aux États-Unis. Il estime avoir été déçu par ceux avec qui il a lutté pour le changement.
Un passage controversé mentionne « jakarlo ak xar xaru tanku Adji Sarr », que le prévenu justifie en disant avoir simplement relayé des faits publics. Mais pour le juge, ses propos allaient bien au-delà, évoquant notamment Sonko en des termes offensants. Ce qu’Assane Diouf a nié.
Le parquet, lui, insiste : les propos sont explicites, visent clairement le chef du gouvernement et comportent des accusations graves, comme la réception de cadeaux (voiture, appartement) d’un patron d’entreprise. Le prévenu n’a produit aucune preuve, ce qui justifie, selon le ministère public, les charges de fausses nouvelles et d’atteinte aux bonnes mœurs. Il a requis deux ans de prison dont six mois ferme.
Les avocats de la défense ont plaidé la relaxe pour absence de preuves et en invoquant la liberté d’expression. Le juge a rejeté la demande de mise en liberté provisoire. Le verdict est attendu le 7 août.