Dans un contexte de débats politiques nourris autour du fonctionnement de l’exécutif, le ministre de l’Environnement Abdourahmane Diouf est intervenu pour clarifier la position du gouvernement sur les rapports au sommet de l’État.
Dans un entretien accordé à L’Observateur, le ministre a rejeté toute interprétation évoquant une dualité de pouvoir au sein de l’exécutif. Selon lui, le cadre institutionnel sénégalais est clairement défini par la Constitution, qui place le président de la République au centre du système politique.
Cette prise de position intervient dans un climat de discussions autour de l’organisation du pouvoir et des relations entre les différentes figures de l’exécutif, notamment le président Bassirou Diomaye Faye.
Abdourahmane Diouf a également réagi aux critiques formulées sur les réseaux sociaux à l’encontre du chef de l’État. Il estime que ces attaques excessives relèvent davantage de dérives individuelles que d’un débat politique structuré, appelant à un retour à plus de responsabilité dans les prises de parole publiques.
Sur le plan gouvernemental, il met en avant une action centrée sur la stabilité, la continuité de l’État et l’amélioration des conditions de vie des citoyens, dans un contexte économique international qu’il juge contraignant. Il assure que des mesures sont en cours pour atténuer les effets des chocs externes.
Le ministre a également défendu la cohésion de la coalition au pouvoir, qu’il décrit comme une alliance politique construite autour d’une vision commune, malgré les spéculations sur d’éventuelles tensions internes.
Enfin, il a insisté sur la nécessité du respect des institutions et de la justice, notamment dans le traitement des dossiers sensibles. Une posture qui s’inscrit dans une volonté affichée de stabiliser le discours gouvernemental et de recentrer le débat public sur les priorités de gouvernance.






