Lors du Conseil des ministres du mercredi 29 avril 2026, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, est revenu sur les enseignements de la 7e Conférence des ambassadeurs, consuls généraux et consuls du Sénégal, tenue le 18 avril dernier autour du thème de la refondation de la diplomatie sénégalaise.
Une diplomatie à réorienter
Le chef de l’État a salué le professionnalisme du corps diplomatique ainsi que l’organisation de cette rencontre, portée par le Ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères. Mais au-delà des félicitations, il a fixé un cap clair : repositionner la diplomatie sénégalaise sur des bases plus économiques et stratégiques.
Dans cette optique, il a insisté sur plusieurs priorités, notamment le renforcement du bon voisinage, l’intégration africaine, le multilatéralisme et le rayonnement international du Sénégal.
La diplomatie économique au cœur de la Vision 2050
Le Président a surtout plaidé pour une diplomatie économique structurée, alignée sur la Vision « Sénégal 2050 ». Cette orientation repose sur trois leviers principaux :
- la promotion de l’attractivité du Sénégal ;
- la mobilisation de financements bilatéraux et multilatéraux ;
- le développement de partenariats stratégiques.
Il a ainsi instruit les ministres concernés de proposer, avant fin juin 2026, une nouvelle stratégie nationale de coopération internationale.
Renforcer les moyens et la performance
Dans la même dynamique, Bassirou Diomaye Faye a appelé à renforcer les ressources humaines et financières des missions diplomatiques, afin d’améliorer leur efficacité dans la promotion économique du pays.
Un programme quinquennal de modernisation du réseau diplomatique et consulaire est également en préparation, avec pour ambition d’instaurer une culture de résultats dans la conduite de la politique étrangère.
Un accent sur la diaspora
Le chef de l’État n’a pas manqué d’évoquer la situation des Sénégalais établis à l’étranger. Il a demandé une amélioration des services administratifs, notamment pour la délivrance des pièces d’identité, ainsi qu’une accélération des programmes de soutien aux projets portés par la diaspora.




