En France, une sécheresse historique

Malgré les quelques pluies de ces derniers jours sur la France, la sécheresse s’est installée sur une majeure partie du territoire. Les cours d’eau ne sont plus alimentés et les niveaux des fleuves et des rivières baissent dangereusement.

Exemple dans le Cantal, pointe Libération : « Longtemps considérée comme la ville la plus froide de France, Aurillac cuit sous un soleil de plomb. Usés par des décennies d’averses, de grêle et de neige, les célèbres parapluies cantalous servent désormais d’ombrelles. Le mois de juillet a été le plus sec jamais enregistré dans le Cantal. Les rares orages, comme celui de dimanche, n’ont guère changé la donne : le débit des cours d’eau s’est effondré, avec des niveaux d’étiage « particulièrement sévères », selon la préfecture, qui a placé tout le département en crise sécheresse. »

Le Rhin: un ruisseau par endroits…
Autre exemple, à lire cette fois dans Le Figaro, celui du Rhin : « L’eau du Rhin s’évapore tous les jours et pas de précipitations à l’horizon dans le bassin du fleuve avant demain mercredi, constate le journal. Les péniches ne transportent souvent plus qu’un quart du chargement habituel, pour pouvoir continuer à naviguer le long du lit de plus en plus découvert et craquelé jusqu’aux rives. (…) Par endroits, le majestueux fleuve semble pratiquement réduit à un modeste ruisseau ».

Même situation en Moselle, dans le port d’Épinal, relève Le Monde : « En ce milieu d’été 2022, l’eau manque partout et le petit port de la préfecture des Vosges fait grise mine. Les eaux sont particulièrement basses et le trafic nul, car la circulation n’y est plus possible. Une situation exceptionnelle ».

« Cours d’eau : les pêcheurs catastrophés », titre pour sa part Sud-Ouest. Sud-Ouest qui constate que « si la pluie est annoncée cette semaine au pays basque, elle ne suffira sans doute pas, dans un premier temps, à remonter le niveau de cours d’eau comme la Nivelle qui n’ont jamais été aussi bas ».

Flambée des prix des fruits et légumes
Autre conséquence et non des moindres de cette sécheresse : un « coup de chaud sur les fruits et légumes ». C’est le grand titre du Parisien. « Les étals de fruits et légumes auront sans doute pâle figure à la rentrée, relève le journal. La sécheresse exceptionnelle qui sévit en France affecte les vergers et potagers sur tout le territoire. Sans eau malgré les pluies récentes, et sous une chaleur accablante, les pêches, kiwis, pommes, poires, carottes, concombres, pommes de terre, navets, poireaux, tomates et autres salades peinent à se développer correctement. Mettant en péril la production des arboriculteurs et des maraîchers. »

Bref, soupire Le Parisien, « il y aura moins de légumes, c’est une certitude. (…) Le consommateur devra faire preuve de sobriété. Et s’habituer à des prix plus élevés (à la rentrée). Dans son Observatoire des prix de consommation courante, publié fin juillet, l’association de consommateurs Familles rurales a déjà enregistré une augmentation de 11 % sur un an des tarifs des fruits et légumes ».

« Quel sens aurait la littérature si elle ne se déployait pas dans la liberté la plus totale ? »
À la Une également, la tentative d’assassinat contre Salman Rushdie. De nombreux quotidiens reviennent ce matin sur le drame de vendredi dernier à New York : l’écrivain britannique a été poignardé à plusieurs reprises par un jeune Américain fanatisé d’origine libanaise, adorateur de l’imam Khomeini et du Hezbollah. Il a échappé à la mort par miracle.

Libération s’interroge : « Quel sens aurait la littérature si elle ne se déployait pas dans la liberté la plus totale ? Aucun, et un auteur comme Salman Rushdie, qui n’a cessé d’écrire et de vivre comme il l’entend, l’a bien compris, en dépit des menaces. « Cette attaque nous vise tous, nous qui croyons en une démocratie pluraliste », affirme l’autrice américaine Siri Hustvedt en évoquant aussi tous ceux qui, aujourd’hui aux États-Unis, « sont prêts à interdire des livres au nom de la pureté religieuse chrétienne ». Car le fanatisme et l’obscurantisme sont d’abord « le paroxysme de la haine, de la bêtise et de l’ignorance », comme le dit si bien la romancière franco-marocaine Leïla Slimani. Salman Rushdie va survivre, nous respirons, soupire Libération, mais son attaque vient rappeler que, partout dans le monde, des écrivains et des journalistes vivent sous protection policière et que rien, jamais, ne doit nous encourager à nous y habituer ».
rfi

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