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Enseignement supérieur : Cheikh Oumar Hann lâché par l’un de ses derniers soutiens

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Esseulé, Cheikh Oumar Hann l’est désormais. Pendant que le Sudes le critique à tout instant depuis son accession au ministère de l’Enseignement supérieur, il trouvait refuge chez le Saes, son syndicat d’origine. Mais même ce syndicat a décidé de lui tourné le dos. Ce ce qu’on fait savoir les membres du Saes, ce jeudi, en conférence de presse.

« Aujourd’hui, il nous semble arriver l’heure de s’arrêter pour ne pas hypothéquer le système », souligne le syndicat. D’abord en 2019, lorsqu’il s’est agit d’orienter tous les nouveaux bacheliers dans le public, le Saes dit avoir organisé un séminaire à ses frais pour dégager des solutions pratiques pour chaque université, notamment en matière d’infrastructures. Le document a été remis au ministre, en main propre, avec des propositions sur le court, moyen et long terme. « A notre grande surprise, les services du ministère ont adopté pour l’accompagnement de cette décision, un programme autre qui, pour nous, ne garantit pas un résultat positif », se désole le syndicat.

Malgré ce premier faux bon, le Saes dit avoir quand même continué à apporter son soutien, faisant des propositions de correction du programme du ministère, mais surtout allant jusqu’à se porter garant auprès des enseignants pour que les instances pédagogiques acceptent d’augmenter le nombre de nouveaux bacheliers, en attendant les moyens d’accompagnement. Mal lui en a pris.

« Aujourd’hui, les universités ont absorbé tous les bacheliers de 2019 alors que les engagements auxquels il avait volontairement suscrits n’ont jamais été respectés. Aucune université n’a reçu le budget correspondant aux 200 postes d’enseignants-chercheurs ouverts par le gouvernement », fustige le Saes, rapporte Dakarmidi.

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