Alors que des rumeurs persistantes ont tenté de lier le décès d’un élève de 12 ans à Sindia aux mouvements de grèves estudiantines, les éléments de l’enquête et les témoignages locaux apportent un démenti formel. Le drame, d’origine accidentelle et interne, souligne une triste réalité de violence en milieu scolaire plutôt qu’un incident politique.
La communauté éducative du département de SINDIA est en deuil. Le jeune S. Camara, élève en classe de 6ème au Lycée de Sindia, a rendu l’âme le mercredi 14 février dernier. Si l’émotion est vive, la confusion a longtemps régné sur les circonstances exactes de cette tragédie.
Sortir de l’amalgame : Ce n’était pas une grève
Dans les heures qui ont suivi l’annonce du drame, plusieurs médias nationaux ont relayé une version liant la mort de l’adolescent à une opération de « délogement » musclée. Selon ces premières informations, des étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD), de retour dans leur localité, auraient provoqué un mouvement de panique en tentant de fermer le lycée, entraînant des jets de projectiles.
Cependant, les investigations menées sur le terrain, notamment par le média local Diassactu, et les premiers éléments de l’enquête de la Gendarmerie, rejettent catégoriquement cette thèse. Aucun groupe d’étudiants extérieurs n’était à l’origine du projectile mortel au moment précis des faits.
La vérité des faits : Une bagarre entre élèves
La réalité, bien que tout aussi dramatique, se circonscrit à l’enceinte même de l’établissement. Le mardi précédent le décès, une altercation a éclaté entre des élèves au sein du lycée. Ce qui ne semblait être qu’une dispute de cour d’école a tragiquement dégénéré.
Au cours de cette bagarre, un projectile — une pierre — a été lancé. C’est ce coup, reçu violemment à la tête, qui a causé l’effondrement du jeune S. Camara. Évacué en urgence vers le district sanitaire de Popenguine, l’enfant de 12 ans a lutté pour sa vie en soins intensifs avant de succomber à ses blessures le lendemain matin.
LA REDACTION/SENEGALDIRECT

