Une opération de la Section de recherches de Dakar a permis de démanteler un réseau impliqué dans une escroquerie reposant sur l’usage de faux documents attribués à la Gendarmerie nationale du Sénégal. L’affaire met en lumière un système frauduleux élaboré visant à obtenir des financements bancaires.
Trois personnes ont été interpellées dans ce dossier : Aichatou Fall, présentée comme la principale instigatrice, sa sœur Marie Antoinette Fall, ainsi que Mamadou Ndiaye.
Un montage basé sur de faux documents officiels
Selon les premiers éléments de l’enquête, les mis en cause auraient monté un dossier fictif pour solliciter des prêts auprès de la Bank of Africa. Au cœur de leur stratégie : une fausse attestation de virement irrévocable d’un montant supérieur à 56 millions de FCFA, présentée comme émanant de la gendarmerie. Pour crédibiliser ce document, les suspects auraient utilisé des cachets et signatures scannés de hauts responsables, donnant l’apparence d’un dossier administratif authentique.
Une banque trompée par un dispositif crédible
Convaincue par ces éléments, la banque a accordé deux financements successifs, pour un total estimé à 48,4 millions de FCFA. Ce n’est qu’après l’absence du virement annoncé que des vérifications ont été engagées. Celles-ci ont permis d’établir qu’aucun lien financier n’existait entre la gendarmerie et la structure présentée, dénommée « Aicha Plus ». L’alerte a alors déclenché une enquête approfondie.
Une organisation structurée
Les investigations ont révélé une répartition claire des rôles : Aichatou Fall pilotait l’opération, Mamadou Ndiaye concevait les faux documents, tandis que Marie Antoinette Fall fournissait les éléments sensibles, notamment les cachets et signatures utilisés.
Des poursuites judiciaires engagées
Les trois suspects ont été déférés devant le parquet pour association de malfaiteurs, faux et usage de faux en écriture publique et privée, escroquerie et complicité. Ils ont été placés sous mandat de dépôt.
De son côté, la Bank of Africa s’est constituée partie civile afin d’obtenir réparation du préjudice financier subi. L’enquête se poursuit pour déterminer l’étendue exacte du réseau et identifier d’éventuelles complicités supplémentaires.




