Un drame d’une rare violence a frappé la ville de Fès, au nord du Maroc, où deux immeubles mitoyens de quatre étages se sont effondrés dans la nuit du mardi 9 au mercredi 10 décembre. Selon un bilan provisoire communiqué par l’agence de presse officielle MAP, au moins dix-neuf personnes ont perdu la vie dans cette tragédie qui a plongé tout un quartier dans la stupeur et le désarroi.
Les habitants, réveillés en pleine nuit par un fracas assourdissant, ont immédiatement alerté les secours. Les équipes de la Protection civile, appuyées par des unités spécialisées en gestion de catastrophes, sont rapidement intervenues. Depuis les premières heures du drame, elles s’emploient sans relâche à dégager les décombres et à rechercher d’éventuels survivants. Les opérations, particulièrement délicates en raison de l’instabilité des structures restantes, se poursuivent toujours.
Les autorités locales ont mis en place un périmètre de sécurité autour du site afin de faciliter l’accès des secours et empêcher tout risque supplémentaire pour les riverains. Plusieurs familles du voisinage ont été évacuées par mesure de précaution, tandis que des médecins et des psychologues ont été mobilisés pour prendre en charge les rescapés et les proches des victimes.
Les causes exactes de l’effondrement ne sont pas encore connues. Une enquête approfondie a été ouverte pour déterminer les circonstances du drame, notamment l’état des constructions et le respect éventuel des normes de sécurité. Ce nouveau sinistre soulève, une fois encore, la question récurrente de la vétusté de certains immeubles dans les grandes villes marocaines et de la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle urbanistique.
Les autorités ont exprimé leur solidarité envers les victimes et promis de communiquer régulièrement sur l’évolution des recherches. Le bilan reste provisoire et pourrait encore s’alourdir.