Une évolution majeure se dessine dans l’organisation du pouvoir exécutif. Le projet de révision constitutionnelle introduit une série de règles strictes visant à redéfinir le rôle du Président de la République dans la vie politique et institutionnelle du pays.
Selon les dispositions prévues à l’article 38, le chef de l’État ne pourra plus exercer de fonctions de direction au sein d’un parti politique ou d’une coalition. Cette restriction marque une séparation plus nette entre la magistrature suprême et l’activité partisane.
Le texte va plus loin en établissant une incompatibilité entre la fonction présidentielle et toute autre responsabilité élective, qu’elle soit nationale ou locale. Il interdit également l’exercice simultané d’activités publiques ou privées, renforçant ainsi le principe de concentration exclusive sur les missions de l’État.
Dans la même logique, le Président de la République ne pourra pas prendre part à une campagne électorale, sauf dans le cas où il serait lui-même candidat à sa propre succession. Cette disposition vise à encadrer strictement la neutralité de la fonction présidentielle en période électorale.
Toutefois, le projet de texte prévoit une exception symbolique : le chef de l’État pourra conserver une appartenance à des académies ou institutions de savoir, dans des domaines scientifiques, culturels ou intellectuels, sans implication politique ou exécutive.




