Forum De Bakou : Les Enjeux Environnementaux Au Menu Des échanges

Forum de Bakou : Les enjeux environnementaux au menu des échanges

 

Le neuvième forum mondial de Bakou (Azerbadjan) a vécu. Cette grande rencontre internationale, qui s’est tenue du 16 au 18 juin 2022, a été organisée par le centre international Nizami, Ganjavi. Elle porte sur « les relations internationales et la sécurité humaine ».

 

Venu représenter le Sénégal à cet important événement où les participants, durant trois jours, ont débattu, sans langue de bois, sur les questions de l’heure, notamment la paix dans le monde, le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Abdou Karim Sall, par ailleurs, président de la Conférence ministérielle africaine sur l’environnement, est revenu sur les enjeux environnementaux de l’heure. 

 

« En tant que Ministre de l’Environnement et du Développement durable et, de surcroît, Président de la Conférence ministérielle africaine sur l’environnement, vous comprendrez aisément mon intérêt tout particulier à aborder la question de l’ordre mondial sous l’angle des enjeux environnementaux qui, comme vous le savez, sont devenus des questions majeures dans toutes les grandes rencontres internationales », a-t-il souligné.

 

Selon lui, « les problèmes environnementaux, tels que la pollution des milieux récepteurs, la perte de biodiversité, les changements climatiques, la désertification dans de nombreuses régions du monde ou les inondations dues aux pluies diluviennes dans d’autres ont pris une acuité croissante ».

 

Le ministre signale que d’après le dernier rapport du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), « le changement climatique dû aux activités humaines provoque des perturbations dangereuses et généralisées dans la nature et affecte la vie de milliards de personnes dans le monde, malgré les efforts déployés pour réduire les risques. Et les populations et les écosystèmes les moins aptes à y faire face sont les plus durement touchés ».

 

« Il ne sert à rien de fuir la réalité. Nous devons faire face. En effet, le monde sera confronté à de multiples aléas climatiques inéluctables au cours des deux prochaines décennies avec un réchauffement planétaire de 1,5°C », a d’emblée souligné Abdou Karim Sall. Qui ajoute que le défi climatique pose « la question de la viabilité du modèle de développement des pays industrialisés et de sa généralisation à l’échelle mondiale, dans une planète aux ressources limitées ». 

 

Pour lui, l’environnement et le développement économique ne sont pas contradictoires. Il dit : « C’est pourquoi, à l’inverse de certains qui croient que environnement et développement économique sont antagoniques, nous devons leur opposer que le développement durable permet de concilier ces deux dimensions, en révolutionnant les modes de production et de consommation grâce aux avancées technologiques et aux actions collectives ».

 

Pour terminer, le ministre a tenu à rappeler que « l’avenir que nous voulons, tel qu’il ressort dans la déclaration finale de la conférence des Nations-unies sur le développement durable de Rio+20 et traduit dans les objectifs de développement durable, sera un vœu pieux en l’absence d’équité, d’inclusion et de solidarité internationale pour qu’aucun être humain, aucune nation, aucun continent ne soit laissé derrière ».

 

A l’en croire, « nous n’avons d’alternative que de poursuivre nos efforts communs pour satisfaire les besoins des générations actuelles tout en permettant aux générations futures de satisfaire les leurs ».

La cérémonie d’ouverture des travaux de la rencontre a été présidée par le Président de la République d’ Azerbaïdjan, S.E.M Ilham Aliyew.

 

 

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