Les frappes israéliennes continuent de frapper durement la bande de Gaza. Le lundi 25 août, la Défense civile a annoncé qu’au moins 20 personnes avaient perdu la vie dans une attaque sur l’hôpital Nasser de Khan Younès, dans le sud de l’enclave. Deux blessés ont depuis succombé à leurs blessures, portant le bilan à 22 morts ce mercredi 27 août. Parmi eux figuraient cinq journalistes, collaborateurs de grands médias internationaux tels qu’Al Jazeera, Reuters et Associated Press (AP).
Selon le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal, l’hôpital a été touché à deux reprises : d’abord par un drone explosif, puis par une frappe aérienne alors que les blessés étaient évacués. Ce complexe hospitalier est l’un des derniers encore partiellement opérationnels à Gaza et avait déjà été ciblé à plusieurs reprises depuis le début de la guerre.
L’armée israélienne a reconnu avoir mené une frappe dans la zone et annoncé l’ouverture d’une enquête. Tout en affirmant ne pas viser les journalistes « en tant que tels », elle a exprimé des regrets pour les pertes civiles. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré : « Israël regrette profondément l’accident tragique survenu à l’hôpital Nasser. Notre guerre est contre les terroristes du Hamas. »
Les hommages se multiplient pour les journalistes disparus. Al Jazeera a confirmé la mort de son photojournaliste Mohammad Salama, deux semaines après avoir déjà perdu six collaborateurs dans une autre frappe. L’AFP a également validé l’information. L’Associated Press a pleuré la perte de sa photographe Mariam Dagga, âgée de 33 ans, décrivant sa mort comme un choc immense. Reuters, de son côté, a annoncé la mort de Hossam al-Masri et les blessures graves de Hatem Khaled, autre collaborateur.
L’Association de la presse étrangère (FPA) à Jérusalem a exigé des explications, dénonçant l’absence d’avertissement avant ces frappes. Le chef de l’UNRWA, Philippe Lazzarini, a condamné l’inaction de la communauté internationale, estimant que ces attaques visent à « faire taire les dernières voix qui dénoncent la famine et les souffrances des civils à Gaza ».
Depuis le début du conflit, près de 200 journalistes ont péri dans l’enclave, selon Reporters Sans Frontières. La guerre a déjà coûté la vie à plus de 62 700 Palestiniens, tandis que l’attaque du 7 octobre a causé 1 219 morts côté israélien.






