L’armée israélienne a mené des bombardements ciblant trois écoles de l’UNRWA dans le camp de réfugiés palestiniens d’al-Shati, à l’ouest de Gaza, rapporte l’agence Anadolu. Les établissements touchés sont les écoles Es-Sitt Sura, El-Aliye et Shuhaybir, qui servaient d’abris à des milliers de déplacés fuyant les attaques dans le nord et le sud de Gaza.
Selon les informations disponibles, l’armée israélienne avait averti les occupants par téléphone, leur demandant d’évacuer les lieux avant les frappes. Toutefois, le délai imposé a été insuffisant pour que les réfugiés puissent récupérer leurs effets personnels. La panique s’est rapidement propagée parmi les habitants, entraînant des mouvements de fuite précipités alors que les bombardements avaient déjà commencé, exposant les Palestiniens dans les rues. Le bilan humain de ces frappes n’est pas encore connu.
Parallèlement, d’autres frappes ont visé un immeuble résidentiel à plusieurs étages dans le quartier des tours El-Feyruz, à l’ouest d’En-Nasr, ainsi qu’une maison sur la rue al-Sina’a dans le sud de Gaza. Ces attaques s’inscrivent dans un contexte dramatique : depuis octobre 2023, plus de 64 000 Palestiniens ont trouvé la mort à Gaza à cause des frappes israéliennes.
La situation humanitaire dans la région reste catastrophique. Les pénuries de nourriture, d’eau et de médicaments aggravent la crise, provoquant de nombreux décès liés à la famine et à l’absence de soins. Les frappes sur des infrastructures civiles, notamment des écoles servant d’abris, accentuent la vulnérabilité des populations déplacées et soulignent l’urgence d’une intervention humanitaire pour protéger les civils et limiter le bilan de cette crise.